Le président américain a mis en garde le 3 septembre la Chine contre la tentation de retarder les négociations commerciales dans l’espoir que Donald Trump ne soit pas réélu en 2020.

«Pensez à ce qu’il arriverait à la Chine si je gagnais», a-t-il lancé dans un tweet. «Les termes de l’accord seraient BIEN PLUS DURS!», a-t-il menacé, prédisant une hémorragie d’emplois et d’entreprises en Chine.

Le locataire de la Maison-Blanche a dans le même temps assuré que «les négociations avec la Chine se passent bien», bien que de nouveaux tarifs douaniers sur des milliards de dollars de produits chinois soient entrés en vigueur dimanche.

«Bien que je sois sûr qu’ils adoreraient négocier avec une nouvelle administration afin de continuer ‘d’arnaquer les États-Unis’ (600 milliards de dollars par an), plus de 16 mois, c’est une longue période pour subir une hémorragie d’emplois et d’entreprises à long terme», a-t-il également souligné.

Ces déclarations interviennent alors que des sénateurs républicains américains étaient en Chine, où ils ont rencontré le négociateur en chef chinois, Liu He. Les sénateurs américains étaient venus s’entretenir avec le président du comité permanent de l’Assemblée populaire nationale.

Liu He, vice-premier ministre, s’est entretenu avec une délégation du «Groupe de travail États-Unis-Chine» du Sénat américain, conduite par les présidents Steve Daines et David Perdue.

Les élus américains ont mit en exergue des relations américano-chinoises et fait part de leur opposition aux conflits économiques et commerciaux opposant les deux pays. Ils ont assuré à leurs interlocuteurs chinois leur volonté de continuer à jouer «un rôle positif» pour promouvoir un développement harmonieux des relations bilatérales.