Les entreprises chinoises doivent « respecter les lois »

par | Juil 21, 2016 | Afrique, Chine - Afrique, MONDE

L’Ambassadeur de la Chine à Madagascar, Yang Xiaorong, a assuré auprès du ministre auprès de la Présidence en charge des Mines et du Pétrole, Zafilahy Ying Vah, que « toutes les entreprises chinoises investissant à Madagascar doivent respecter les lois nationales, les us et coutumes ainsi que la religion de la population locale ».

Suite au regain de tension et aux protestations contre le projet d’exploitation aurifère mené par l’entreprise chinoise Jiuxing Mines S.A.R.L, l’ambassadrice a tenu à rassurer le gouvernement, mais surtout la population, très vindicative contre ce projet.

Ambassadrice de la Chine à Madagascar, Yang Xiaorong, et le ministre des Mines, Zafilahy Ying Vah

Ambassadrice de la Chine à Madagascar, Yang Xiaorong, et le ministre des Mines, Zafilahy Ying Vah

Yang Xiaorong a indiqué qu’elles « font maintenant beaucoup d’efforts en matière de protection de l’environnement et des actions de responsabilité sociétale ».

De son côté,  Zafilahy Ying Vah a souhaité qu’en ce qui concerne l’affaire Soamahamanina, « renforcer davantage le dialogue entre la société Jiuxing Mines S.A.R.L  et la population locale, bénéficiaire du projet tout en tenant compte des avantages que l’on peut en tirer et ce, en organisant des séances d’informations », a relevé le site midi-madagasikara.mg.

Toutefois, ce dernier a estimé que « la barrière de langue pose également problème. Mais des solutions ont été déjà proposées et acceptées. En outre, des engins qui se trouvaient tout près de la forêt de la Tapia ont été enlevés, car cela a provoqué un mécontentement de la population locale« . D’autant plus que le Tapai permet la production de soie sauvage, source de revenu pour de nombreux paysans.

Face à la colère et pour éviter de nouvelles dérives, le ministre a confirmé que « cette forêt ne sera pas touchée par le projet. La société concernée ne peut exploiter pour l’heure que sept carrés miniers sur les 64 carrés miniers dans lesquels elle a obtenu un permis d’exploitation ».

« En effet, c’est uniquement sur ces sept carrés miniers qu’elle a obtenu un permis environnemental. Ses activités sont en plus basées sur le respect des cahiers des charges« .  Mais pour l’heure, la situation reste inchangée.

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