Cao Dewang, président du groupe Fuyao, exportateur de verre automobile, a ouvert en octobre une usine géante dans l’Ohio, créant des milliers d’emplois aux Etats-Unis.

Face à la polémique, les médias chinois ont rappelé les mesures fiscales lancées depuis l’an dernier, afin de redynamiser les entreprises, tant en investissement qu’en fonctionnement. L’objectif du gouvernement est de moderniser les entreprises afin qu’elles

Les impôts chinois sont « les plus élevés du monde »

Cao Dewang, président du groupe Fuyao, exportateur de verre automobile

Alors que les médias chinois appellent à la vigilances les patrons d’entreprises chinoises aux Etats-Unis, Cao Dewang a dénoncé la fiscalité et le coût du travail en Chine, raison pour laquelle, il est allé investir chez les américains.

Dans une interview accordée au magazine China Business News, il a expliqué avoir investit aux Etats-Unis car en Chine, les impôts chinois sont « les plus élevés du monde ».

D’après ce dernier, les entreprises du secteur manufacturier sont soumises en Chine à une fiscalité 35%. Cette prise de position a suscité de nombreuses réactions sur Internet, poussant l’intéressé à démentir toute fuite à l’étranger.

« Je ne m’enfuis pas et ne m’enfuirai pas. Le centre de mon activité est en Chine », a-t-il assuré dans le journal Xinjingbao (Beijing News). « Je rappelle simplement au gouvernement que les impôts et le coût du travail sont trop élevés » en Chine, a souligné Cao Dewangµ.

Nommé en 2009, l’entrepreneur mondial de l’année par Ernst & Young, il a reçu le soutien du Global Times, qui a indiqué dans une tribune, que la Chine est « l’un des pays au monde qui taxe le plus les entreprises ».

Pourtant, le pays « risque de perdre sa compétitivité dans le secteur manufacturier si elle ne réduit pas le fardeau fiscal qui pèse sur les entreprises », s’est alarmé Li Weiguang, professeur à l’Université de finance et d’économie de Tianjin.

Des mesures économiques engagées pour les entreprises

Le Centre d’information Internet de Chine (CIIC) a assuré que les sociétés ne sont pas « accablées » par les charges fiscales. En effet, d’après un expert cité par le Centre, le taux d’imposition des entreprises est fixée à 25%, il correspondant à l’impôt sur le revenu des sociétés, sans le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ou l’impôt sur les plus-values foncières.

Avec l’ensemble des taxes, le taux d’imposition effectif des sociétés était supérieur à 25%, cependant « les structures fiscales de la Chine et des Etats-Unis sont différentes, car ces derniers prélèvent plus d’impôts individuels, et moins d’impôts sur les entreprises », a relevé le CIIC.

Pour Li Wanfu, directeur de l’Institut de la science fiscale, « cette idée d’impôt accablant est trop unilatérale. Certains fabricants chinois auraient déplacé leurs lignes de production à l’étranger pour payer moins d’impôts ».

En effet, la TVA et l’impôt sur le revenu sont les deux impôts prélevés aux entreprise. La TVA est située entre 13 et 17%, mais avec la réforme actuelle, la TVA devrait diminuer de 11 et 6%. Sans oublier, les allègements fiscaux décidés depuis l’an dernier, afin de permettre aux entreprises d’investir et de devenir plus compétitives.

En effet, en mars 2016, le Premier ministre Li Keqiang avait annoncé l’allègement des taxes et procédures bureaucratiques pour les entreprises. Ainsi que la réduction de 500 milliards de yuans (68,7 milliards d’euros) la fiscalité en 2016 et  l’instauration des réformes de la TVA.