Le président élu Donald Trump a nommé l’économiste Peter Navarro à la tête du Conseil du commerce national, un nouveau bureau dépendant de la Maison-Blanche. Ce dernier va « travailler à l’élaboration de politiques commerciales qui réduiront notre déficit commercial, renforceront notre croissance et contribueront à réduire l’exode des emplois de nos contrées », a expliqué mercredi 21 décembre, Donald Trump dans un communiqué.

Il est évident que cette nomination n’est pas anodine, car Peter Navarro est connu pour ses critiques acerbes contre la Chine. Dans un livre intitulé Death by China : how America lost its manufacturing base (La mort par la Chine : comment l’Amérique a perdu sa base industrielle), il a dénoncé la politique économie menée par la Chine.

La situation actuelle laisse présager une guerre commerciale avec les Etats-Unis pour les médias chinoises, inquiets des positions de Donald Trumm, vis-à-vis de la Chine. D’autant que la désignation de Peter Navarro, auteur d’ouvrages « apocalyptiques » sur la puissance économique chinoise, « est une vraie source d’inquiétude« , a écrit ce vendredi 23 décembre, le China Daily.

D’ailleurs, la nomination de Peter Navarra est un autre signe d’une approche de confrontation de la prochaine administration de Donald Trump envers la Chine, assure le quotidien. « Si les Etats-Unis continuent à imposer des enquêtes anti-dumping aux produits chinois, le pays n’aura d’autre choix que de relever le défi », a de son côté prévenu Yu Jianlong, secrétaire général de la Chambre chinoise du commerce international.

Pour Jin Canrong, professeur de relations internationales à l’Université du peuple, cité par le Global Times, Beijing doit se tenir prêt à une guerre commerciale. Raison pour laquelle, le ministère devrait définir une liste de produits pouvant être importés d’autres pays que les Etats-Unis.

Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a indiqué que les autorités suivaient de près la composition de l’équipe dirigeante autour de Donald Trump. « Nous espérons que les Etats-Unis se joindront à nous pour maintenir un développement sain et régulier des relations bilatérales, y compris dans les domaines économiques et commerciaux », a-t-elle déclaré.

Moins conciliant, le quotidien conservateur, Global Times, a assuré que « si Washington ose provoquer la Chine en s’attaquant à ses intérêts vitaux, Pékin ne redoutera pas l’épreuve de force, pour obliger les Etats-Unis à respecter la Chine ».

Car comme l’a indiqué le China Daily, « la nouvelle administration devrait garder à l’esprit que les liens économiques et commerciaux entre les deux plus grandes économies du monde, qui sont maintenant les plus proches, n’ont rien à voir avec la relation gagnant-gagnant ». Une menace à peine voilée, car l’édito conclu par un conseil aux entreprises chinoises basées aux États-Unis, elles devraient être en alerte car le climat d’affaires pourrait être plus difficile.