L’Institut Fraser a désigné Hong Kong comme «l’économie la plus libre au monde», tout en soulignant que la loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong permettra uniquement de garantir le libre-échange et les investissements de la ville, consolidant ainsi sa position en tant que pôle financier mondial.

Vue nord de Hong Kong

L’Institut Fraser est une organisation de recherche et d’éducation fondée en 1974 et basée au Canada. Ce think tank canadien est décrit comme politiquement conservateur et de droite libertarienne, spécialisé dans l’économie, la société et l’éducation.

Dans son dernier rapport annuel sur la Liberté économique du monde (Economic Freedom of the World: 2020 Annual Report), l’Institut a classé Hong Kong comme étant «l’économie la plus libre» et est placé en première position pour la «liberté de commercer internationalement» et la «réglementation».

Les rapporteurs écrivent que « nos données indiquent qu’il n’y a pas eu de changements majeurs dans les impôts et les dépenses politique, stabilité monétaire ou politique réglementaire. En fait, la note 2018 de Hong Kong de 8,94 est son plus haut depuis la crise financière de 2008. Cependant, il sera surprenant si l’augmentation apparente de l’insécurité des droits de propriété et l’affaiblissement de l’état de droit causé par les interventions du gouvernement chinois en 2019 et 2020 ne se traduisent pas par des scores plus faibles, en particulier dans la zone 2, pour Hong Kong dans les prochains rapports »

Le gouvernement de Hong Kong s’est félicité de ce classement, réfutant toutefois les prévisions de l’Institut concernant les futurs résultats potentiellement plus faibles de Hong Jong dans les domaines du «système juridique» et des «droits de propriété», lesquelles contiennent des «commentaires biaisés et des spéculations injustes, basées sur des points de vue sélectifs et infondés».

En effet, les rapporteurs estiment que « l’apparente insécurité accrue des droits de propriété et la affaiblissement de l’état de droit causé par les interventions du gouvernement chinois en 2019 et 2020 aura probablement un impact négatif sur le score de Hong Kong, en particulier dans le domaine 2, système juridique et droits de propriété, à l’avenir ».

Le gouvernement de Hong Kong a de son côté réaffirmé que « la préservation de la sécurité nationale par la législation était conforme aux pratiques internationales, tout en exprimant son engagement à bâtir une économie libre avec un environnement concurrentiel équitable ».

«Il est erroné de considérer que sans la Loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong, les principes de libre concurrence dans la ville pourraient être maintenus ou améliorés, notamment dans un contexte de troubles sociaux persistants», a indiqué Liu Guohong, le directeur du Département des finances et des industries modernes affilié à l’Institut du développement de Chine basé à Shenzhen.

Ce dernier a souligné que «cette loi est essentielle pour résoudre les problèmes sociaux à Hong Kong». Satisfait du résultat, Liu Guohong tempère ce classement de l’Institut Fraser, auquel il ne faut pas « accorder trop d’attention, car le plus important est d’assurer la mise en œuvre entière et résolue du principe ‘Un pays, deux systèmes’, afin d’assurer la prospérité et la stabilité à long terme de Hong Kong ».