Les autorités vietnamiennes ont demandé à Beijing de cesser d’envoyer des navires de croisière en mer de Chine méridionale, et le Japon a décidé d’envoyer son porte-hélicoptères Izumo dans la zone pour une démonstration de force.

Ce mois-ci, un bateau chinois avec plus de 300 passagers à bord faisait route vers les îles Paracels, à mi-distance entre les deux pays. Un passage vivement contesté par Hanoï.

« Le Vietnam s’oppose fermement à ceci et demande que la Chine respecte la souveraineté du Vietnam sur les îles Paracels et le droit international et cesse immédiatement ces activités« , a indiqué le porte-parole de la diplomatie vietnamienne, Le Hai Binh, à l’agence de presse britannique, Reuters.

De son côté, la marine japonaise va déployer son plus gros bâtiment en mer de Chine méridionale. Il s’agit là d’une démonstration de force sans précédent dans la région depuis la Deuxième Guerre mondiale, selon trois sources distinctes citées par Reuters.

Le porte-hélicoptères Izumo va participer en juillet à des manœuvres conjointes avec les marines de guerre américaine et indienne dans l’Océan Indien. « L’objectif est de tester les capacités de l’Izumo en l’envoyant en mission prolongée« , a déclaré une de ces sources.

Ce déploiement en mer de Chine méridionale est un avertissement des autorités japonaises, confortées par le président américain Donald Trump envers la Chine. Le Japon n’a aucune prétention territoriale mais le Pays du soleil levant s’oppose farouchement aux revendications de Beijing en mer de Chine orientale.

D’autant que les tensions s’exacerbent dans la région entre la Chine et ses voisins, tels que Taïwan, la Malaisie, le Vietnam, les Philippines et le sultanat de Bruneï qui revendiquent tous une partie de ces territoires riches en ressources halieutiques et en réserves d’hydrocarbures.