Le gouvernement « va accélérer son processus législatif pour créer des lois sur la biosécurité et des mécanismes juridiques pertinents afin d’intégrer la gestion des risques de biosécurité dans la sécurité nationale globale », a annoncé en mars le colonel principal Wu Qian, porte-parole du ministère de la Défense nationale.

Selon lui, la biosécurité est « une pratique courante dans de nombreux pays et la communauté internationale a toujours attaché une grande importance aux questions de biosécurité« .

Raison pour laquelle, le gouvernement chinois a annoncé l’intégration de la biosécurité dans sa politique de sécurité nationale. Le but est d’assurer « une meilleure protection de la santé publique, de la sécurité nationale et de la stabilité et de la prospérité à long terme de la nation ».

« Cette épidémie (de Covid-19, ndlr) a mis en évidence l’importance de la biosécurité », a-t-il déclaré, ajoutant que « la Chine publiera des lois sur la biosécurité dès que possible et accélérera le processus de construction de l’appareil juridique et de soutien à la biosécurité nationale ».

Le 27 avril, le projet de loi sur la biosécurité de la Chine a été soumis à une session régulière du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN) pour une deuxième lecture dimanche.

Ce projet se concentre sur la prévention et la réponse aux menaces biologiques, la préservation de la vie et de la santé des populations, la promotion du développement sain de la biotechnologie et la protection des ressources biologiques et de l’environnement écologique.

Le premier projet avait été examiné par l’APN en octobre 2019, mais l’urgence de la situation a poussé les autorités à légiférer rapidement. Le projet stipule ainsi que « la biosécurité est une partie importante de la sécurité nationale, notant qu’une approche globale sur la sécurité nationale doit être mise en œuvre pour protéger la biosécurité nationale ».

Le projet de loi spécifie des fonctions et des devoirs pour le mécanisme national de coordination de la biosécurité, qui comprend des départements de la santé, de l’agriculture et des affaires rurales, de la science et de la technologie, et des affaires étrangères du Conseil des Affaires d’État, ainsi que des organes militaires concernés, selon l’agence de presse, Xinhua.

« Un système de surveillance et d’alerte précoce doit être mis en place pour prévenir et contrôler de nouvelles ou soudaines épidémies de maladies infectieuses importantes et les épidémies liées aux animaux et aux plantes », selon les auteurs du projet.