Source CGTN – Un accord historique sur la biodiversité a été conclu lundi lors de la 15e Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (COP15) à Montréal, au Canada.

«L’accord est conclu», a déclaré Huang Runqiu, président de la COP15 et ministre chinois de l’Écologie et de l’Environnement, lors d’une session plénière à Montréal, suscitant les applaudissements nourris des délégués.

L’accord sur la biodiversité, intitulé «Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité», vise à inverser la tendance à la perte de biodiversité et à permettre au monde de se rétablir. Il définit quatre objectifs à long terme en matière de biodiversité pour 2050 et 23 «objectifs d’action» spécifiques à réaliser d’ici 2030, qui couvrent trois domaines, à savoir la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable et le partage juste et équitable des avantages des ressources génétiques.

Les principales problématiques ont été convenues par toutes les parties. Le volet le plus important de l’accord est l’engagement de classer 30% des zones terrestres et maritimes de la planète en zones protégées d’ici 2030, alors qu’à ce jour, seuls 17 % des zones terrestres et 10% des zones marines sont protégées.

Cet accord prévoit de réunir 200 milliards de dollars d’ici 2030 pour la biodiversité à partir de diverses sources et de s’efforcer d’éliminer progressivement ou de réformer les subventions qui pourraient rapporter 500 milliards de dollars supplémentaires à la nature. En outre, il préconise une augmentation d’au moins 20 milliards de dollars par an. D’ici 2025, cet argent ira aux pays en développement, et d’ici 2030, ce chiffre atteindra 30 milliards de dollars.

Le cadre fait également référence à la synergie entre la conservation de la biodiversité et l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Au cours de la session plénière, les délégués ont souligné l’importance de mettre de côté les différences et de travailler ensemble, et ont exprimé leur soutien au cadre.

En tant que présidente de la COP15, la Chine a organisé la première phase de la réunion à Kunming, capitale de la province du Yunnan, dans le sud-ouest de la Chine, en 2021, et la deuxième phase cette année à Montréal, au Canada, en conservant le thème «Civilisation écologique : bâtir un avenir partagé pour toute vie sur Terre».

La Chine a toujours attaché une grande importance à la conservation de la biodiversité et a activement promu la convocation de la COP15, qui est intervenue après près de quatre ans de négociations « marathon » et plusieurs retards dus à la pandémie de COVID-19.

«Que ce soit pour vaincre la pandémie de COVID-19, ou pour renforcer la protection de la biodiversité et parvenir à un développement durable à l’échelle mondiale, la solidarité et la coopération sont les seuls moyens efficaces de relever les défis mondiaux», a déclaré le président chinois Xi Jinping par vidéo lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion de haut niveau de la deuxième phase de la COP15 le 15 décembre.

Alors même que les négociations en amont de la conférence restent profondément divisées, la Chine n’a ménagé aucun effort pour combler le fossé, pour tracer le cours des négociations et, enfin, pour pousser à la conclusion du cadre comme prévu, selon CGTN.

Ce cadre revêt une importance historique alors que l’humanité cherche à bâtir un écosystème mondial sain et prospère et à atteindre les objectifs de développement durable.