Un haut responsable de l’ONU a exhorté le Conseil de sécurité des Nations Unies à « envoyer collectivement un signal clair en faveur de la démocratie au Myanmar » alors que les 15 membres envisageaient une éventuelle déclaration condamnant le coup d’État du 1er février.

L’envoyée de l’ONU au Myanmar, Christine Schraner Burgener, a informé le conseil lors d’une réunion privée après que l’armée birmane a arrêté Aung San Suu Kyi et d’autres en réponse à une « fraude électorale ».

L’armée a par la suite remis le pouvoir au chef militaire Min Aung Hlaing, imposé l’état d’urgence pendant un an et promis tenir de nouvelles élections.

« Je condamne fermement les récentes mesures prises par l’armée et vous exhorte tous à envoyer collectivement un signal clair en faveur de la démocratie au Myanmar », a déclaré Schraner Burgener au conseil.

Le Conseil de sécurité est en train de négocier une éventuelle déclaration, rédigée par la Grande-Bretagne, qui condamnerait le coup d’État, appellerait l’armée à respecter l’état de droit et les droits de l’homme et libérerait immédiatement les détenus illégalement, ont déclaré des diplomates. Ces déclarations devront être approuvées par consensus.

Or un diplomate de la mission chinoise de l’ONU a déclaré après une réunion du conseil le 2 février qu’ils étaient « choqués » que les journalistes aient déjà vu le projet de déclaration du conseil, ajoutant que « cela rendra le processus de recherche d’un consensus encore plus difficile ».

« Nous sommes d’avis que toute action du Conseil devrait contribuer à la stabilité politique et sociale du Myanmar, à sa paix et à sa réconciliation, en évitant d’escalader la tension ou de compliquer davantage la situation », a déclaré le diplomate.

De son côté, la mission russe des Nations Unies demande des instructions à Moscou sur le projet de déclaration, a déclaré l’ambassadeur adjoint des Nations Unies, Dmitry Polyanskiy, ajoutant que la situation au Myanmar était « complexe et instable ».