Le chargé d’affaires chinois sortant en Libye, Wang Qimin, a rencontré le vice-président libyen du Conseil de la présidence, Abdullah Allafi, afin d’échanger sur des nouvelles perspectives des relations bilatérales.

Revenant sur le développement positif des relations entre la Chine et la Libye au cours de son mandat de cinq ans et demi, Wang Qimin a dit « espérer que les deux pays renforceraient la confiance politique mutuelle, approfondiraient la coopération pragmatique et promouvraient le développement régulier des relations bilatérales », a indiqué l’ambassade de Chine en Libye dans un communiqué de presse.

De son côté, Abdullah Allafi a affirmé que le Conseil de la présidence accordait de l’importance aux relations de la Libye avec la Chine et espérait que la Chine jouerait un plus grand rôle dans la réconciliation nationale, la reconstruction sociale et la tenue d’élections en Libye, selon le communiqué.

Lors de cet entretien, les deux hommes ont convenu du retour des entreprises chinoises en Libye, et de la réouverture de l’ambassade de Chine. La réunion a porté sur les moyens de renforcer la coopération sino-libyenne dans divers domaines, sur la réouverture de l’ambassade de Chine et du retour des entreprises chinoises en Libye, ainsi que du parachèvement des projets suspendus, selon le communiqué du bureau de presse du Conseil de la présidence libyenne.

Jusqu’en 2014, l’ambassade de Chine opérait en Tripoli, avant de quitter les lieux en raison des tensions sécuritaires. Par la suite, les entreprises chinoises ont poursuit le mouvement de départ, suite au renversement du président Mouammar Kadhafi en 2011.

Le 10 décembre, le chef du Conseil présidentiel libyen, Mohamed al-Manfi, a discuté avec le président chinois Xi Jinping des moyens du retour des entreprises chinoises en Libye. Selon le communiqué du Conseil de la présidence libyenne, le président chinois Xi Jinping avait expliqué que « la reprise du travail des entreprises chinoises dépend de la sécurité en Libye ».

« Nous avons besoin du soutien du pays ami, la Chine, pour atteindre la stabilité en Libye, réussir les élections, en finir avec ce processus de transition et parvenir à une réconciliation nationale global », a alors répondu Mohamed al-Manfi.

« Sur cette base, nous aspirons à ce que la Chine joue un rôle qui corresponde à son poids international pour le bien et la stabilité de la Libye« , avait-t-il souligné.

Le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine a pour sa part, affirmé le soutien de la Chine au projet de réconciliation nationale, pour mettre fin à la Crise politique libyenne, soulignant l’importance du processus électoral, selon le communiqué.

En effet, la Libye est en proie à des troubles depuis que l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi a été évincé du pouvoir en 2011, après quarante ans de règne. La Libye n’a pas réussi à organiser des élections générales en décembre 2021, comme prévu, en raison de désaccords sur les lois électorales entre différentes parties.

La situation s’est aggravée en mars 2022, lorsque le parlement libyen a nommé un nouveau gouvernement dirigé par l’ancien ministre de l’Intérieur, Fathi Bachagha. De son côté, le Premier ministre par intérim Dbeibeh a assuré qu’il ne cédera le pouvoir qu’à un gouvernement issu d’un « parlement élu », faisant craindre que la Libye ne replonge dans la guerre civile.

Le 12 janvier 2023, le Conseil présidentiel libyen a annoncé, par voie de communiqué, la conclusion des travaux du Forum préparatoire de la conférence de réconciliation nationale inclusive, qui a débuté avec la participation de représentants des différentes parties au processus politique et de participants de différentes villes.