La Chine et l’Inde sont convenues de retirer leurs troupes à leur frontière commune, dans la région disputée du Ladakh dans l’ouest de l’Himalaya, a annoncé le ministre indien de la Défense.

Après plusieurs mois de tension entre les deux puissances asiatiques, le ministre Rajnath Singh a déclaré au Parlement qu’un accord avait été trouvé à l’issue de plusieurs discussions entre des commandants de l’armée et des diplomates.

« Nos discussions avec la Chine ont mené à un accord de désengagement sur les rives nord et sud du lac Pangong », a-t-il dit.

Les tensions entre la Chine et l’Inde se sont accentuées en avril 2020 lorsque l’Inde a accusé la Chine d’avoir franchi leur frontière commune mal définie. En juin, des soldats indiens ont été tués lors d’un accrochage dans cette zone frontalière. La Chine a également subi des pertes mais on ignore leur nombre.

Depuis plusieurs accrochages ont eu lieu entre les soldats chinois et indiens. A la suite de quoi, la Chine et l’Inde ont appelé au calme et lancé une série de discussions afin de trouver un consensus dans la région.

« Pour assurer le désengagement des points de friction le long de la LAC (ligne de contrôle qui sert de facto de frontière entre les deux pays), nous sommes d’avis que les troupes des deux côtés, qui sont maintenant à proximité, doivent quitter les déploiements avancés effectués en 2020 et retourner dans les bases permanentes et reconnues », a déclaré Rajnath Singh.

Les relations entre les deux pays sont souvent été tendues, en raison de leurs frontières contestées. Ils ont mené une guerre frontalière en 1962 qui s’est étendue au Ladakh et s’est terminée par un armistice instable. Depuis, les forces armées ont gardé la frontière non spécifiée et se sont affrontées de manière sporadique. Ils ont accepté de ne pas s’attaquer avec des armes à feu.

En septembre, la Chine et l’Inde se sont accusées mutuellement d’envoyer des soldats sur le territoire de l’autre et ont tiré des coups de semonce pour la première fois en 45 ans, laissant craindre un conflit militaire à grande échelle.

Or l’Inde a déclaré unilatéralement le Ladakh région fédérale et l’a séparé du Cachemire contesté en août 2019, mettant ainsi fin au statut semi-autonome du Cachemire sous administration indienne. L’inde s’est également engagé à récupérer le plateau d’Aksai Chin. De son côté, la Chine a été parmi les premiers pays à condamner fermement cette mesure et à la soulever dans les forums internationaux, y compris le Conseil de sécurité de l’ONU.