Réunis les 27 et 28 avril en visioconférence, plusieurs pays ont tenu à rappeler que la lutte actuelle contre la pandémie ne devait pas faire mettre de côté celle contre le réchauffement climatique.

Après l’échec de la COP25 de Madrid, qui avait abouti à aucun engagement collectivement à accroître les efforts climatiques, les gouvernement sont parvenus cette fois à présenter une volonté commune sur le climat.

Réunis lundi 27 et mardi 28 avril en visioconférence lors du dialogue de Petersberg, une trentaine de pays, dont plusieurs Etats européens et quelques gros émetteurs de gaz à effet de serre, ont mit en exergue la nécessité de continuer les engagements pour le climat, même en pleine crise sanitaire.

Ils ont d’ailleurs proposé la mise en place de plans de relance de l’économie qui devront intégrer les objectifs environnementaux et climatiques afin de rendre les sociétés et les économies plus résilientes aux prochains chocs.

Alors qu’une lutte influence se joue en sous main entre les partisans d’une relance verte et ceux qui plaident pour un relâchement des contraintes environnementales, la chancelière allemande, Angela Merkel, a reconnu qu’« il va y avoir un débat très difficile sur l’allocation » des milliards qui vont être mobilisés par les Etats pour remettre sur pied leur économie.

« La pandémie a causé de graves dommages aux économies du monde entier, mais nous devons nous encourager les uns les autres à ne pas réduire la protection du climat pour économiser de l’argent ; il faut au contraire la renforcer », a indiqué cette dernière face aux ministres d’une trentaine de pays, parmi lesquels la Chine, l’Inde, la Russie, le Japon, les îles Marshall, le Buothan, la France, l’Italie, et entre autre la Pologne.

La chancelière a appelé à « tourner le dos aux énergies fossiles », à adopter plus massivement les énergies renouvelables, à développer les économies d’énergie et à mettre en place un prix du CO2.