En adhérant à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, la Chine s’est transformée pour devenir une puissance économique qui dispute son leadership aux Etats-Unis.

Il y a 20 ans, la Chine intégrait l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec le soutien des Etats-Unis, présidés à l’époque par Bill Clinton. «En rejoignant l’OMC, la Chine n’accepte pas simplement d’importer davantage de nos produits, elle accepte d’importer l’une des valeurs les plus chères à la démocratie, la liberté économique», s’était enthousiasmé le président démocrate.

Lire aussiLa politique commerciale de la Chine passée au crible par l’OMC

L’adhésion de la Chine s’est faite après de très longues négociations. A l’époque, les partisans de l’intégration considéraient que cela obligerait la Chine à accepter les pratiques de libre-échange qui prévalent dans les économies développées.

En Chine, certains réformateurs y voyaient un moyen pour moderniser rapidement le pays. La Chine, dominée par un système mercantiliste, allait devoir réduire les barrières commerciales et laisser les entreprises étrangères investir dans le pays. Les entreprises publiques chinoises devraient affronter cette nouvelle concurrence, ce qui favoriserait le développement d’un secteur privé.

La Chine devait ainsi passer d’une économie planifiée à une économie fondée sur les marchés. Selon des experts et des chefs d’entreprise chinois, « la Chine devrait continuer à jouer un rôle important au sein de l’OMC et dans la stimulation de la croissance économique mondiale, en particulier dans une période difficile pour le libre-échange international ».

Interrogé par le Quotidien du Peuple, ces derniers ont indiqué que « la Chine a grandement contribué à la croissance économique mondiale ». Pourtant, la Chine fait face à des défis urgents, « tels qu’un développement inégal dans sa quête d’un développement de haute qualité et d’une prospérité commune dans des conditions nationales et internationales complexes ».

«La Chine a grandement contribué au développement du système commercial multilatéral au cours des 20 dernières années, que ce soit du point de vue du respect des règles de l’OMC, de la promotion de la mondialisation ou de sa propre croissance économique», a déclaré Zhang Yansheng, chercheur en chef au Centre chinois pour les échanges économiques internationaux (CCIEE).

La Chine souhaite renforcer l’autorité et l’efficacité de l’OMC, afin que le libre-échange progresse dans le monde, « car il y a un sentiment anti-mondialisation croissant, une contraction des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, et des différends croissants sur les réformes et le développement de l’OMC », a-t-il ajouté.

Les données de l’Administration générale des douanes ont montré que le commerce extérieur de la Chine au cours des 11 premiers mois de l’année 2021 s’élevait à 35 390 milliards de yuans (5 560 milliards de dollars), en hausse de 22% d’une année sur l’autre, et plus que les 32 160 milliards de yuans enregistrés pour l’ensemble de l’année dernière.

Selon Wang Shouwen, vice-ministre du Commerce, la Chine a réduit son taux de droits global de 15,3% à 7,4% au cours des 20 dernières années, soit un niveau inférieur à l’engagement d’adhésion de 9,8%.

Le gouvernement central a examiné et révisé plus de 2 300 textes législatifs et réglementaires, et les gouvernements locaux en ont examiné plus de 190 000, afin de se conformer aux règles de l’OMC et de libérer la vitalité du marché.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Wang Wenbin, a indiqué le 13 décembre que « la Chine reste déterminée à élargir l’ouverture de haut niveau, à mettre en œuvre le traitement national en faveur des entreprises étrangères et à fournir un environnement commercial ouvert, transparent et non discriminatoire pour l’investissement et le développement des entreprises de tous les pays ».

« La Chine travaillera avec toutes les parties pour établir des règles internationales, améliorer la transparence de la politique d’investissement mondiale, simplifier et accélérer les procédures d’approbation des investissements, promouvoir la coopération internationale pertinente et construire une économie mondiale ouverte », a-t-il déclaré lors d’un point presse.