L’Organisation mondiale du Commerce (OMC) va commencer le huitième examen de la politique commerciale de la Chine, a annoncé le ministère chinois du Commerce.

L’examen durera trois jours du 20 au 22 octobre 2021. Le ministre du Commerce Wang Wentao et le vice-ministre du Commerce Wang Shouwen y participeront par liaison vidéo à Beijing, ainsi que l’ambassadeur de Chine auprès de l’OMC Li Chenggang à Genève, a indiqué le ministère.

Cette année marque le 20e anniversaire de l’adhésion de la Chine à l’OMC. Au cours des 20 dernières années, la Chine a pleinement tenu ses engagements d’adhésion, a participé activement au travail de l’OMC et a apporté des contributions importantes au maintien du système commercial multilatéral, a déclaré le ministère.

« La Chine souhaite que tous les pays partagent des opportunités de développement avec elle et est disposée à travailler avec toutes les parties pour sauvegarder conjointement le système commercial multilatéral dont l’OMC est le noyau », a noté le ministère.

D’ailleurs, la Chine a promis devant l’OMC d’accélérer son «nouveau modèle de développement» fondé sur la demande intérieure, tout en ouvrant davantage son vaste marché à l’international.

Pékin a fait ces promesses à l’occasion de l’examen des pratiques commerciales de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), un exercice auquel se soumettent à intervalles réguliers tous les membres de l’organisation mais qui se tient à huis clos.

Dans un rapport publié à l’occasion de l’examen des pratiques commerciales de la Chine, transmis par l’OMC, la Chine a l’intention «d’accélérer les efforts déployés pour encourager un nouveau modèle de développement qui a pour élément principal la circulation intérieure».

«Le nouveau modèle de développement n’est pas une boucle de développement à huis clos. En exploitant pleinement le potentiel de la demande intérieure, il sert à mieux relier les marchés intérieur et international, permet de mieux exploiter les marchés et les ressources au niveau international et national, et assure un développement plus soutenu et plus durable», ont noté les rapporteurs.

Pékin souhaite également ouvrir «pleinement les possibilités offertes par l’immense marché et la demande intérieure considérable de la Chine, qui compte 1,4 milliard d’habitants», avec pour objectif de «faire du marché chinois un marché pour le monde, partagé par tous et accessible à tous».

La Chine affirme vouloir notamment «mettre en œuvre une politique d’importation plus dynamique» et établir «un nouvel environnement propice à l’ouverture en déployant (…) des zones franches expérimentales et des ports francs».

Dans le rapport, la Chine défend vigoureusement le multilatéralisme, et assure qu’elle «unira ses forces à celles des autres Membres pour relever les défis mondiaux».

Face au réchauffement climatique, le document réaffirme les engagements chinois, qui sont la neutralité carbone «d’ici à 2060» et un pic d’émissions «d’ici à 2030». «En tant que pays en développement, la Chine continuera d’approfondir la coopération Sud-Sud et de contribuer à l’éradication de la pauvreté, à l’allégement de la dette et à la croissance économique dans les pays en développement», ont également mit en avant les rapporteurs.

Ces derniers attestent qu’«il n’y a qu’une seule Terre et un seul avenir commun pour l’humanité. La Chine est prête à s’unir aux autres Membres et à avancer avec eux en laissant la flamme du multilatéralisme éclairer la voie vers une communauté partageant une même vision de l’avenir de l’humanité».

La Chine avait déjà fait l’objet de sept examens de sa politique commerciale par l’OMC. Le précédent examen des politiques commerciales de la Chine par l’OMS remonte à 2018. Les États-Unis de Donald Trump avaient alors remis en cause la légitimité de la Chine à faire partie de l’OMC, en l’accusant notamment de ne pas ouvrir suffisamment son marché.