Lors d’une conférence de presse le 5 novembre, des responsables chinois de la santé publique ont affirmé que la Chine s’en tiendrait à la politique de zéro-COVID.

Ils ont expliqué que cette politique représentait un parfait exemple de mise en avant de la vie humaine, et permettait de coordonner le développement économique et la prévention des épidémies.

Ces derniers ont également déclaré que la Chine continuerait de travailler sur les avancées scientifiques et la prévention ciblée, afin d’éviter une approche uniforme.

La Chine refroidit les esprtis des marchés qui espéraient un assouplissement de cette startégie par Pékin, dernière grande économie à appliquer un protocole sanitaire radical.

Pékin «s’en tiendra indéfectiblement à la politique globale du zéro COVID», a déclaré le porte-parole de la Commission nationale de la santé (NHC), Mi Feng.

La politique zéro COVID en Chine, en vigueur depuis bientôt trois ans, se traduit par des confinements à répétition, des tests PCR à grande échelle et une quarantaine obligatoire à l’arrivée de l’étranger, qui vont donc se poursuivre.

«À l’heure actuelle, la Chine est toujours confrontée à la double menace des infections importées et de la propagation des épidémies nationales», a argumenté Mi Feng lors d’une conférence de presse, jugeant la situation face à la pandémie «plus sombre et complexe que jamais».

«Nous devons continuer à donner la priorité aux personnes et aux vies», a martelé le porte-parole, alors que la Chine a enregistré samedi une hausse des cas, avec 3659 nouvelles infections, la plupart asymptomatiques, contre 2000 nouveaux cas positifs mercredi.

Le nombre de personnes en quarantaine dans le pays est désormais au plus haut depuis le confinement de Shanghai au printemps, note le cabinet Capital Economics, avec des foyers détectés dans plus de 50 villes.

Au sud, le territoire semi-autonome de Macao a annoncé mardi un dépistage général de ses 680 000 habitants après la découverte d’une poignée de cas.

À Canton (sud), des confinements partiels avaient été décrétés lundi dans plusieurs quartiers.

À l’autre bout du pays, des foyers ont été détectés dans des villes du nord-est, près de la frontière avec la Russie et la Corée du Nord.

Les autorités chinoises ont confiné mercredi pour une semaine les 600 000 personnes vivant autour de l’usine qui fabrique la majorité des iPhone dans le monde, après la fuite d’employés inquiets par la découverte d’un foyer de COVID-19.

La zone économique autour de l’aéroport de Zhengzhou (centre), où se trouve l’usine, emploie plus de 200.000 personnes.