Les États-Unis ont estimé que la Chine n’avait pas manipulé sa monnaie en 2020, mais ils font pression sur les autorités chinoises pour plus de transparence, après avoir été retirés de la liste des pays ayant manipulé leurs taux de changes.

«Le Trésor (américain) presse la Chine d’être plus transparente sur ses interventions sur les taux de change», mais ne considère pas que la Chine manipule sa devise, selon un communiqué après la publication d’un rapport bi-annuel du Trésor sur les devises, transmis au Congrès.

Depuis janvier 2020, Washington n’estime plus que la Chine manipule sa monnaie, mais le pays reste  sous surveillance. En effet, le département du Trésor a jugé que la Chine avait pris des « engagements exécutoires pour s’abstenir de toute dévaluation compétitive » du yuan. Dans ces conditions, ajoute le Trésor, la Chine « ne doit plus être désignée comme un manipulateur de devise ».

Washington estime cependant que la Chine doit prendre des mesures nécessaires pour éviter que le yuan reste une monnaie « durablement faible ». «La Chine mérite toujours une attention particulière», a relevé un responsable du Trésor lors d’une conférence de presse téléphonique. Par ailleurs, Taïwan est aussi surveillé de prés par le Trésor américain.

Ce suivi doit «permettre au Trésor de mieux évaluer si ces économies sont intervenues sur les marchés des changes», a précisé ce responsable du Trésor à l’agence de presse, Reuters.

Les résultats de l’année 2020 ont été faussés par le Covid-19, qui a drastiquement réduit les échanges internationaux. Sans la pandémie, «les résultats auraient été un peu différents», et donc «il est difficile de tirer des conclusions», a-t-il commenté.

Cet «engagement renforcé» envers ces trois pays, diffère de la liste officielle des pays placés sous surveillance. Cette liste comprend 11 pays: la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Allemagne, l’Italie, l’Irlande, l’Inde, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande et le Mexique. L’Irlande y fait son retour, après en avoir été retirée en décembre.

La plupart de ces pays, suspectés de manipuler leurs monnaies via des dévaluations compétitives déguisées ou cachées, ont un surplus commercial avec les États-Unis. Ce rapport passe en revue 20 des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, qui représentent 80% des échanges commerciaux du pays.