La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a fustigé le média allemand ayant accusé le gouvernement chinois d’espionner le siège de l’Union africaine, situé à Adis Adeba.

La Chine est accusée «d’avoir installé des équipements d’écoute dans l’immeuble du siège général de l’Union africaine» et «d’avoir tenté d’accroître l’influence politique à travers l’assistance aux pays africains». Cette accusation n’est pas la première, en début d’année le journal français Le Monde a dénoncé les faits.

Suite à la publication de l’article, Hua Chunying avait également dénoncé les mensonges du média français. Cette dernière a souligné le 9 novembre que «de telles calomnies avaient déjà été réfutées par des dirigeants de pays africains».

«Le peuple africain a une meilleure connaissance et se trouve dans la meilleure position pour juger si la coopération Chine-Afrique est bonne ou non», a assuré cette dernière.

Forum sur la coopération Chine-Afrique de septembre 2018

Face aux accusations du média allemand, Hua Chunying a souligné qu’au cours du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) 2018 de septembre et à la 73ème Assemblée générale de l’ONU, plusieurs dirigeants africains avaient réfuté ces accusations.

Face aux critiques sur le poids de la dette des pays africains, vis-à-vis de la Chine, certains dirigeants du continent ont assuré que la coopération sino-africaine avait augmenté le fardeau de la dette du continent.

Pour le président rwandais, Paul Kagamé, «ceux qui critiquent la Chine sur la dette ne donnent pas assez», en référence aux bailleurs de fonds occidentaux et institutions financières internationales qui s’inquiètent de la montée en puissance de la Chine en Afrique, et des milliards de yuans investit dans plusieurs projets sur le continent.

A lire aussi : La Chine, consciente de la dette de ses partenaires 

«La présence de la Chine sur le Continent ainsi que ses actions ont montré qu’une Afrique plus forte est désormais perçue comme une opportunité d’investissements plutôt que comme un problème ou une menace. L’excellence et la valeur ajoutée des liens entre l’Afrique et la Chine sont évidentes, il n’y a aucun doute à ce sujet. L’Afrique n’est pas un jeu à somme nulle. Nos liens croissants avec la Chine ne sont pas à la charge de quiconque. En effet, les bénéfices sont appréciés par tous ceux qui font des affaires sur notre Continent», a déclaré Paul Kagamé, également président en exercice de l’UA.

Hua Chunying, porte parole ministre aff étran

Pour Hua Chunying, les dirigeants africains «sont convaincus que le soutien et l’aide de la Chine ne font preuve d’aucune condition politique et n’interfèrent pas dans leurs affaires internes».

Cette dernière a assuré que «la Chine était le partenaire le plus fiable pour le développement et la revitalisation des pays africains». De son côté, «le partenariat du Nigeria avec la Chine a abouti à l’exécution de projets d’infrastructures vitaux dans tout le pays, évalués à plus de 5 milliards de dollars au cours des trois dernières années de mon gouvernement», a assuré le président nigérian, Muhamadu Buhari.

Suite à la visite de l’ancien président du parlement allemand, Norbert Lammert en Namibie, ce dernier a pointé du doigt l’influence croissante de la Chine dans ce pays mais, le président namibien Hage Geingob a balayé ses préoccupations les jugeant «ennuyeuses».

Hua Chunying a cité lors d’une conférence de presse les mots du président namibien, assurant que la communauté internationale «ne devait pas sous-estimer l’intelligence de l’Afrique».

Pas de néocolonialisme pour le président de Djibouti Omar Guelleh