Les pays du G7 ont «exhorté fermement» la Chine à «revenir» sur sa loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong. Beijing répond qu’elle «rejette fermement» cette demande.

Une des immenses manifestations à Hong Kong contre le projet de loi d’extradition

Les grandes puissances du G7 ont «exhorté fermement» le 17 juin la Chine à «revenir» sur sa loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, qui «met en danger» selon eux l’autonomie ayant permis le développement du territoire.

Dans un communiqué commun, les ministres des Affaires étrangères du groupe se sont dit « extrêmement préoccupés par la possibilité que cette mesure réduise et menace les droits fondamentaux et les libertés de toute la population ».

Les ministres des Etats-Unis, du Canada, du Japon, de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie et de l’Allemagne ont publié ce communiqué au moment où le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a rencontré à Hawaï le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la politique étrangère, Yang Jiechi.

Suite à ce communiqué, la Chine a déclaré ce 18 juin «rejeter fermement» la demande de ces grandes puissances du G7 l’appelant à «revenir» sur la mise en place prochaine d’une loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong.

Ce projet a été décidé en réaction aux manifestations de 2019 à Hong Kong contre l’influence du gouvernement central, qui ont donné lieu à des violences, du vandalisme et renforcé un courant pro-indépendance.

Le texte, non finalisé et sur lequel travaille le Parlement chinois, prévoit de punir les activités séparatistes, «terroristes», la subversion, ou encore les ingérences étrangères dans l’ex-colonie britannique rendue à la Chine en 1997.

L’opposition pro-démocratie de Hong Kong et plusieurs pays occidentaux considèrent cette initiative de Beijing comme une remise en cause de l’autonomie de Hong Kong. Les ministres des Affaires étrangères des grandes puissances du G7 (Etats-Unis, Canada, Japon, France, Royaume-Uni, Italie, Allemagne) ont assuré que cette loi « met en danger le système qui a permis à Hong Kong de prospérer et qui a été la clé de sa réussite pendant tant d’années».

«Nous sommes aussi extrêmement préoccupés par la possibilité que cette mesure réduise et menace les droits fondamentaux et les libertés de toute la population», ont écrit ces derniers.

«La Chine rejette fermement le communiqué du G7 à propos de Hong Kong», a réagi jeudi le principal coordinateur de la diplomatie chinoise, Yang Jiechi, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.

Il a tenu ces propos lors de sa rencontre avec le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo sur l’île d’Hawaï (Etats-Unis). Beijing assure que la future loi cible uniquement les activités visant à séparer Hong Kong de la Chine, les violences graves portant atteinte à la sécurité nationale ou encore les manœuvres étrangères de déstabilisation.