Réuni en urgence à l’initiative de l’Allemagne et de l’Islande, le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a voté l’ouverture d’une enquête internationale sur la répression des manifestations en Iran.

Selon le rapporteur spécial de l’ONU sur l’Iran, plus de 15 000 personnes ont été arrêtées dans le pays depuis la mort de Mahsa Amini. Selon le projet de résolution présenté par l’Allemagne et l’Islande, la mission d’enquête internationale indépendante devra inclure « la dimension des violences liées au genre ».

Les enquêteurs devront collecter les preuves de violations et les conserver de manière à pouvoir servir à d’éventuelles futures poursuites.

La Chine, la Russie, le Venezuela et Cuba ont apporté, pendant les débats, leur soutien à l’Iran, l’ambassadeur chinois Chen Xu a défendu « le dialogue et la coopération (…) pour promouvoir et protéger les droits de l’Homme ».

La Chine a apporté un amendement de dernière minute à une motion sur l’Iran devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le 24 novembre, qui supprimerait le paragraphe principal faisant référence à une nouvelle enquête sur la répression des manifestations de masse en Iran.

L’envoyé de la Chine a déclaré au Conseil avant un vote prévu que la motion menée par l’Allemagne était « massivement critique » envers l’Iran. « Il est évident qu’elle ne contribuera pas à résoudre le problème », a-t-il ajouté, demandant qu’un paragraphe clé soit supprimé.

La partie en question établirait une « mission internationale d’établissement des faits » qui serait opérationnelle jusqu’au début de 2024.