Le premier ministre, Li Keqiang, a appelé à soutenir la croissance de la Chine face à la résurgence de cas de Covid-19 et à la hausse du prix des matières premières.

Li Keqiang s’est inquiété de «défis» liés au renchérissement des matières premières et aux contaminations apparues dans plusieurs provinces de Chine, lors d’une conférence exécutive du Conseil des Affaires d’Etat qu’il présidait.

Les participants à cette réunion ont également approuvé un plan pour établir de nouvelles formes d’infrastructures au cours de la période du 14e plan quinquennal (2021-2025) ainsi que des mesures précises pour améliorer la gestion de la sécurité des réservoirs.

Lors d’une réunion gouvernementale, le premier ministre a «appelé à des efforts pour mettre en œuvre un ajustement anticyclique (…) afin de permettre un fonctionnement stable de l’économie».

Des mesures dites «anticycliques» visent à éviter les retournements de conjoncture et les effets néfastes des cycles économiques. Les participants ont appelé à des initiatives pour «stabiliser les prix des matières premières afin de garantir l’approvisionnement en électricité et en gaz naturel pendant l’hiver».

La réunion a évoqué «des mesures supplémentaires en vue de soutenir la consommation et maintenir une croissance stable de l’investissement étranger et du commerce international, pour permettre à l’économie d’évoluer dans une fourchette raisonnable». Le Conseil des affaires d’Etat a aussi annoncé des efforts pour développer les investissements dans les infrastructures technologiques.

Premier pays touché par la pandémie de coronavirus mais aussi premier à s’en sortir dès le printemps 2020, la Chine s’est fixée cette année un objectif délibérément bas d’au moins 6% de hausse de son PIB. Les institutions économiques internationales restent nettement plus optimistes que certains économistes chinois, avec un score d’au moins 8% attendu cette année et de plus de 5% l’an prochain.

Mais outre l’impact du Covid-19 et des matières premières, certains économistes s’inquiètent des conséquences d’une éventuelle faillite du promoteur immobilier Evergrande. Ce géant chinois de l’immobilier a une colossale dette de 260 milliards d’euros et peine à honorer ses engagements.

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Un défaut de paiement pourrait se traduire par un fort ralentissement des secteurs de l’immobilier et du bâtiment et de l’économie en général. Le gouvernement n’a toujours pas indiqué s’il comptait ou non apporter son aide au groupe privé.

L’agence de notation Fitch a de son côté annoncé jeudi un abaissement de ses perspectives de croissance pour la Chine cette année à 8,1% contre 8,4% auparavant, évoquant «un ralentissement dans l’immobilier qui pèse sur la demande intérieure».