La Chine va lancer une expérience basé sur un accord interprovincial afin d’éviter à sa population migrante croissante d’avoir à retourner dans leur ville natale pour enregistrer leur mariage.

Le couple traditionnel vole en éclat

Ce projet pilote sera introduit pour la première fois dans le Liaoning, le Shandong, le Guangdong, Chongqing et le Sichuan, entre autres régions de niveau provincial, du 1er juin 2021 au 31 mai 2023, a annoncé le ministère des Affaires civiles (MCA).

En vertu de la réglementation actuelle, les mariages doivent être enregistrés dans la zone d’enregistrement du ménage de la mariée ou du marié. Cependant, la Chine veut modifier les règles afin de faciliter les démarches.

L’expérience mise en place par la Chine permettra aux personnes vivant en dehors de leur lieu d’enregistrement des ménages d’enregistrer leur mariage dans les zones où elles ont résidé pendant une période continue d’au moins six mois, a indiqué le ministère.

En moyenne, 10 millions de nouveaux mariages sont enregistrés chaque année en Chine, tandis que près de 4 millions de divorces sont traités par les registres des mariages à travers la Chine, selon les statistiques du MCA.

La population migrante de la Chine est en augmentation. Environ 493 millions de personnes vivaient en dehors de leur lieu d’enregistrement des ménages en 2020, dont plus de 70% entre 15 et 35 ans, selon le dernier recensement national.

Qualifiant le programme d’enregistrement des mariages interrégional de décision opportune, Ma Chunhua, un expert de l’Institut de sociologie de l’Académie chinoise des sciences sociales, a déclaré que la politique visait à résoudre les difficultés pratiques et à répondre aux besoins des résidents.

«De tels changements dans les procédures d’enregistrement des mariages sont une tendance inévitable du développement social», a déclaré Ma Chunhua.

Le pilote est devenu réalisable grâce à la numérisation du système d’enregistrement des mariages. Une base de données nationale d’informations sur le mariage a été créée et peut être partagée entre les départements des affaires civiles à travers le pays.

Le Ministère des Affaires civiles s’est également associée à des banques et à d’autres départements pour adopter un système de notification du risque de crédit individuel dans le but de punir ceux qui se livrent à des pratiques frauduleuses dans l’enregistrement du mariage, telles que la dissimulation ou la fabrication délibérée d’informations personnelles.