Les législateurs chinois examinent un projet de loi interdisant aux parents de « faire peser une charge de travail excessive sur leurs enfants », dans le cadre du projet de loi sur la promotion de l’éducation familiale.

Le texte a été présenté le 19 octobre en troisième lecture à la session en cours du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale. Le projet de loi stipule que les parents ou autres tuteurs doivent organiser de manière appropriée le temps des enfants pour les études, le repos, les loisirs et les exercices physiques.

En Chine, ces mères chinoises, surnommées les «mères tigres», surchargent de cours leurs enfants. Aux États-Unis et en France, le livre « L’Hymne de bataille de la mère tigre » (2011) d’une de ces mères, Amy Chua, a déchaîné les polémiques.

Cet ouvrage se retrace l’éducation de ces mères qui n’hésitent pas à surcharger l’emploi du temps de leur enfant, dès l’âge de 5 mois, à les inscrire à des dizaines d’activités extra-scolaires, à limiter leurs moments de repos et à surtout exiger l’excellence et la réussite dans tous les domaines.

Selon l’américaine Amy Chua, professeur de droit à Yale, ce concept de « mères-tigres » évoque l’éducation très stricte issue de la culture chinoise. Ainsi, pas de télé, pas de console ni de smartphone, heures de lecture obligatoire (de grands classiques de la littérature chinoise), des devoirs supplémentaires que ceux préconisés par l’école et des visites de musée régulières…

A cela s’ajoute, l’utilisation des punitions dès le plus jeune âge de l’enfant pour qu’il comprenne rapidement où se trouve les limites. La quête de l’excellence, combinée à celle de la réussite sociale et financière, est un réel enjeu pour les parents.