Depuis son installation au pouvoir en mars 2013, le président Xi Jinping a installé le « zéro tolérance » pour tous les cas de corruption. Depuis son arrivée, des centaines de fonctionnaires font l’objet d’une enquête pour corruption, et de hauts responsables ont été exclu du parti.

La Chine est selon Tranparency International l’un des pays les plus corrompus du monde. En 2014, le pays se situait à la 100ème place sur 175. Conscient des dérives, Xi Jinping avait assuré que son gouvernement s’attaquerait autant aux puissants « tigres » qu’aux humbles « mouches ».

Corruption 2014 Transparency international

Le vice-gouverneur, Gu Chunli, de la province de Jilin, fait l’objet d’une enquête pour « graves violations de la discipline et des lois », a annoncé le Parti communiste, le 2 août,  révèle Reuters. Selon le service public China News Service, Gu Chunli est le premier responsable de rang ministériel à être soumis à une enquête pour corruption à Jilin après le congrès du Parti, fin 2012.

Récemment plusieurs personnalités sont inquiétés comme Guo Boxiong, ancien vice-président de la Commission militaire centrale (CMC) de la Chine, exclu du PCC parce qu’il aurait accepté « une grande quantité de pots-de-vin ». Selon Xinhua, « son dossier a été transmis aux autorités judiciaires », le 31 juillet.

Cette décision a été prise lors de la réunion du Bureau politique du Comité central du PCC, au cours de laquelle le rapport des autorités disciplinaires a été révisé puis adopté à l’encontre de Guo Boxiong.

Selon le communiqué de la commission, Guo Boxiong aurait tiré profit de sa position pour faciliter la promotion de certaines personnes et accepter des pots-de-vin de manière personnelle ou par l’intermédiaire de membres de sa famille.

Dans un article, le Financial Times révèle que 5,5 milliards d’euros ont été récupérés par les autorités. Cette somme correspond a des pots de vins confisqués sous forme d’espèce, de terre, de cadeaux, mais également de cadeaux, d’amendes imposées dans le cadre du non paiement des impôts et de la vente d’actif.

Certains voix s’élèvent contre la Commission centrale de contrôle de la discipline, accusée de manipuler les biens saisis, car il n’est pas précisé où ces sommes sont redistribuées. Cependant, Han Jinping, directrice général du département de la coordination de la CCCD, a assuré que plus de 2 milliards d’euros ont été traité par le service juridique, et que le reste est parti dans les caisses de l’État. Cette dernière a assuré au Financial Times que les sommes récupérées pourraient « corriger les pertes économiques due à la corruption. »