La police de Hong Kong n’a pas autorisé la tenue le 4 juin de la traditionnelle veillée annuelle en souvenir de la manifestation pro-démocratie qui a eu lieu Place Tiananmen à Beijing, selon  les organisateurs, qui font face à un refus pour la seconde année consécutive.

Veillée à la bougie pour l’anniversaire des manifestations en 2009, à Hong Kong.

L’Alliance Hongkong, qui a organisé cette commémoration pendant trois décennies, a adressé un bref message aux journalistes pour leur indiquer qu’ils n’avaient pas reçu la permission de se rassembler dans un parc du centre de Hong Kong.

Durant plusieurs décennies, une partie de la population de Hong Kong a célébré une veillée pour se souvenir de l’intervention de l’armée chinoise contre le mouvement social et étudiant de 1989 à Beijing.

Mais pour la première fois en 30 ans, la veillée du 4 juin n’avait pas été autorisée en 2020 par les autorités de Hong Kong qui avaient avancé le prétexte de la lutte contre le Covid-19.

Des dizaines de milliers de personnes avaient néanmoins bravé cette interdiction pour marquer pacifiquement le 31ème anniversaire de la répression de Tiananmen dans le parc Victoria. Des poursuites judiciaires avaient été engagées contre 24 personnalités du mouvement pro-démocratie, dont Joshua Wong.

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Certaines personnes ont été condamnées au début du mois à des peines de prison pour avoir participé à la veillée en 2020.

Le refus d’autoriser cette année la veillée à Hong Kong intervient deux jours après que la police de Macao eut également interdit une telle commémoration, y voyant un risque d’«incitation à la subversion» et de «diffamation du gouvernement central». Cette raison est la première que les autorités avançaient une raison politique pour interdire cette commémoration.

Outre l’interdiction, la police de Hong Kong a arrêté, ce 30 mai, «Mamie Wong», une sexagénaire connue pour son engagement pro-démocratie, alors qu’elle commémorait seule la manifestation de Tiananmen.

Alexandra Wong, 65 ans, avait été très active à Hong Kong en 2019 pendant les manifestations qui ont eu lieu durant plusieurs mois à Hong Kong, au point d’être surnommée «Mamie Wong». Elle a été interpellée pour sa « participation à un rassemblement illégal », alors qu’elle marchait en direction du Bureau de liaison, l’institution représentant la Chine continentale à Hong Kong.