Les restrictions imposées pour éviter la propagation du Covid-19 lors des vacances du Nouvel an devrait pousser les centaines de millions de chinois à continuer de travailler.

Empêchés de regagner leurs provinces à l’occasion du Nouvel An (12 février), ils devraient travailler dopant l’activité économique de la Chine. Généralement, lors de cette semaine de vacances officielles, appelée Golden Week, l’ensemble du pays quasiment à l’arrêt. D’ailleurs, le ralentissement des affaires commence deux à trois semaines avant le jour du Nouvel an.

Cette période de pause se fait sentir plus ou moins les sept semaines suivantes. De fait, le premier trimestre de l’année en Chine est une saison creuse, particulièrement dans l’industrie et la construction. De plus, à cette période de l’année, certains salariés en profitent alors pour changer d’emploi ce qui tend à désorganiser le rythme des affaires.

En 2021, la situation devrait être totalement différente. des centaines de millions de chinois sont contraints de rester près de leur employeur, et devraient continuer de travailler.

« Cette année les arrêts d’activité d’avant et d’après le Nouvel An devraient être bien plus réduits. De nombreuses entreprises ont déclaré qu’elles voulaient en profiter pour produire puisque leurs carnets de commandes sont actuellement élevés » a expliqué Mark Williams, l’économiste en chef pour l’Asie du cabinet britannique Capital Economics.

Ce dernier a expliqué que les carnets de commandes dans l’industrie, mesurés par l’indicateur Markit PMI, sont revenus à leur niveau pré-Covid-19, soit son plus haut niveau depuis 2011.

La Chine est dans une bonne conjoncture, car les tarifs de fret des porte containers à la sortie de Chine sont à la hausse, et certaines entreprises augmentent les salaires de leurs employés pour les retenir.

La Chine devrait pleinement tirer profit du redémarrage du commerce international, qui a retrouvé son niveau du quatrième trimestre 2019 d’avant la pandémie, selon l’Organisation mondiale du commerce.