Les autorités sanitaires traquent sans relâche le nouveau coronavirus, afin d’éradiquer définitivement l’épidémie.

Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes passent un test de dépistage dans le pays, où le Covid-19 a fait son apparition à Wuhan en décembre 2019, avant de contaminer plus de 3 millions de personnes dans le monde.

L’objectif des autorités est d’éviter à tout prix une deuxième vague épidémique. D’ailleurs, la cellule de crise du gouvernement, présidée par le Premier ministre Li Keqiang, a appelé à des efforts redoublés pour tester la population, alors que des cas importés sont toujours signalés après que la pandémie a été largement maîtrisée sur le sol national.

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Outre la crainte d’une seconde vague, les autorités et la population s’inquiètent des cas asymptomatiques susceptibles de transmettre le virus sans même savoir qu’ils sont eux-mêmes atteints.

Raisons pour lesquelles, les laboratoires pharmaceutiques ont multiplié dans tout le pays les lignes de production de tests à l’acide nucléique, et les plateformes d’e-commerce comme Alibaba et JD.com permettent aux particuliers de commander un test de dépistage.

Les réserves de test faites sur ces plateformes proviennent principalement de personnes qui se préparent à partir en voyage d’affaires et qui devront prouver qu’elles peuvent prendre l’avion ou descendre à l’hôtel, sans risque.

Dans la province du Zhejiang (est), une école privée géante a entrepris de dépister pas moins de 20.000 élèves et enseignants depuis le 13 avril. Séparés par un intervalle d’un mètre cinquante, les élèves font le test dans la cour de récréation, avant de pouvoir se rendre en classe. Si le test est positif, l’enfant est envoyé à l’hôpital.

Dans les entreprises, la prudence reste de mise. Chez Sina, un géant de l’internet, une pièce du siège est affectée spécialement au dépistage. Les employés peuvent s’y rendre en cas de doute.

A Beijing, un service « drive » permet de passer le test sans même sortir de sa voiture. Tandis qu’à Canton, plus de 30.000 chauffeurs de taxi de la métropole méridionale y sont passés en début de semaine, ainsi que 208.000 élèves et enseignants. A Wuhan, épicentre du nouveau coronavirus, les enseignants mais aussi les employés de centres commerciaux ou de maisons de retraite ont droit au dépistage.

La Chine disposait début avril d’une capacité de production quotidienne de 4 millions de trousses de dépistage, selon les autorités. Mais, selon l’Agence France Presse, seuls 50% à 70% des tests à l’acide nucléique seraient fiables, a averti Wu Zunyou, chef épidémiologiste du Centre national de contrôle des maladies.

Face aux doutes et critiques en provenance de l’étranger, certains producteurs chinois assurent que leurs tests sont de qualité. Le laboratoire de Shanghai, Liferiver, revendique une fiabilité à 90%.

Shao Junbin, président du groupe, précise à l’Agence France Presse avoir augmenté sa production de 150% depuis janvier, fabricant 500.000 tests par jour. Le groupe exporte désormais vers la France et l’Italie, deux des pays les plus touchés.