dimanche, juin 23

Les données chinoises sur le Covid-19 sont exactes, selon une étude occidentale

Une récente étude a montré que les données chinoises relatives au Covid-19 ne sont pas manipulées .

Cette étude, publiée le 27 avril, a été menée par Christoffer Koch, économiste principal à la Federal Research Bank de Dallas, et Ken Okamura, chercheur à la Said Business School de l’Université d’Oxford.

Christoffer Koch et Ken Okamura ont écrit que « nous ne trouvons aucune preuve que les Chinois ont maquillé leurs statistiques du COVID-19 ». Ces derniers ont utilisé la loi de Benford qui est utilisée pour détecter les fraudes ou les failles dans la collecte de données sur la base de la distribution des premiers chiffres des données observées, et est largement utilisée en économie et en comptabilité. Elle a également été utilisée pour examiner le nombre hebdomadaire de cas confirmés signalés dans 35 pays au cours de la pandémie de H1N1 en 2009.

« Bien qu’il soit possible de créer des séries de données qui correspondent à la loi de Benford pour manipuler les données de cette manière, il faudrait quelqu’un pour coordonner les annonces quotidiennes dans toutes les provinces, tout en prévoyant avec précision les futurs taux d’infection », ont expliqué les deux experts.

Leur analyse révèle que la Chine n’a ni manipulé, ni sous-estimé le nombre de personnes touchées par le coronavirus. D’ailleurs, les recherches scientifiques montrent que la Chine a eu au moins un mois d’avance sur l’Europe et six semaines sur les États-Unis, permettant aux gouvernements de ces états de mettre en place une politique d’urgence face au coronavirus.

Le CIIE met en evidence l’élévation du nombre de mort dans la ville de Wuhan. Les autorités sanitaires de la ville du Hubei ont revu à la hausse le nombre de cas confirmés de Covid-19 de 325, portant le chiffre à 50 333, et a ajouté 1 290 décès supplémentaires, portant le total à 3 869 à la fin du 16 avril.

Ce changement reflète selon le bureau municipal en charge de la prévention et du contrôle de l’épidémie de Covid-19, « les déclarations erronées, les retards et les omissions ». D’ailleurs, des ajustements similaires ont été observés dans la région espagnole de Catalogne, qui a annoncé le 15 avril, 3 322 nouveaux décès dus au coronavirus, doublant presque son total précédent.

Selon l’agence de presse Reuters, l’Espagne a attribué cette révision à un changement de méthodologie pour inclure les données des services funéraires sur les décès suspectés et confirmés dus au COVID-19 dans les maisons de soins infirmiers et les maisons privées.

L’étude a souligné que les doutes persistants sur la crédibilité des données de la Chine sont problématiques car «ils affectent les choix politiques ultérieurs des pays qui ont vu une émergence de l’épidémie plus tard».

De ce fait, « puisque les choix politiques de nombreux pays ont consisté à adopter une distanciation sociale, à interdire les déplacements et à instaurer un confinement sur le modèle des choix réussis de la Chine, il est important que les décideurs politiques sachent que les données sont fiables ».

Christoffer Koch et Ken Okamura soulignent que « le manque de confiance dans les données chinoises peut avoir conduit à une réponse plus lente en Europe à la pandémie émergente ».

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