Le Qigong ou Liu Zi Jue signifiant « Six sons d’approche des exercices respiratoires » est un exercice traditionnel pour conserver la santé et la forme, axé sur le contrôle de la respiration.

Le terme signifie littéralement «réalisation ou accomplissement (gong) relatif au qi», ou «maîtrise du souffle». La transcription habituelle en Français du caractère 氣 par « énergie » est erronée car l’énergie se traduit par 能量 en Chinois. Par ailleurs le terme d' »énergie vitale » recouvre une notion corporelle ou un flux qui n’a jamais pu être scientifiquement prouvé à ce jour.

Le Qigong régule et contrôle la montée et la chute du qi (énergie vitale) à l’intérieur du corps ainsi que l’inspiration et l’expiration à travers divers mouvements de la bouche et les exercices de prononciation des syllabes Xu, He, Hu, Si, Chu et Xi.

Ces exercices, selon l’Association chinoise du Qigong pour la santé, fortifient le foie, le coeur, la rate, les poumons, les reins et les Trois réchauffeurs, c’est-à-dire les trois parties des cavités du corps logeant les organes internes. Le Liu Zi Jue aide à équilibrer l’énergie et les fonctions des organes internes.

Les pratiquants exercent des mouvements lents, doux, larges et gracieux. Faciles à apprendre et à pratique, il est adapté à tous.  Le terme Liu Zi Jue est apparu pour la première fois dans le livre « Du soucis de la santé et de la longévité » écrit par Tao Hongjing des Dynasties du Sud et du Nord (420-589). Ce dernier, issu de l’école Maoshan du taoïsme, était réputé pour sa grande connaissance de la médecine traditionnelle chinois.

« Chacun ne possède qu’un seul moyen d’inspirer mais six d’expirer » :

  • Chui chasse la chaleur
  • Hu balaie le vent
  • Xi élimine l’anxiété
  • He améliore la circulation du qi
  • Xu dissipe le rhume
  • Si réduit le stress.

Par la suite, Zou Pu’an, de la dynastie Song (920-1279), contribua en matière de théorie et de pratique à la transmission des exercices. Dans son livre « Don suprême pour conserver la santé – Approche des exercices respiratoires à travers les six mots« , il recommanda de n’écouter rien d’autre que le son prononcé. Aucun exercice corporel n’accompagnaient les exercices du Liu Zi Jue jusqu’à la dynastie Ming, époque où Hu Wenhua et Gao Lian écrivirent des livres à ce sujet.

Les bases théoriques du Qigong sont conformes aux anciennes théories intrinsèque de la médecine traditionnelle chinoise sur les Cinq éléments (métal, bois, eau, feu, terre) et les Cinq viscères solides (coeur, foie, rate, poumons, reins).