Le 6 avril, Heliang Wang, conseiller économique et commercial de la Chine, et Sunil Bholah, ministre des Affaires, des Entreprises et des Coopératives, se sont entretenus à Port-Louis sur les différents échanges bilatéraux possibles entre les deux pays. Parmi les sujets évoqués, l’exportation de thé mauricien vers la Chine.

La Chine est le principal pays producteur de thé, mais surtout le seul à produire toutes les familles de thé (thé blanc, thé jaune, thé vert, thé bleu-vert, thé rouge). En 2013, la production mondiale a atteint 5,064 millions de tonnes, dont 38% de la part la Chine. Cependant « bien que nous sommes le plus gros producteur du thé, le vôtre nous attire particulièrement, car nous ne produisons pas de thé noir. On veut bien importer le thé mauricien », a expliqué Heliang Wang.

Maison du Thé à Saint Aubain à l'île Maurice

Maison du Thé à Saint Aubain à l’île Maurice

Ce dernier a indiqué qu’il n’y a « aucune limitation sur le marché du thé, mais il y a quelques critères de douane à respecter ». Cité par Le Mauricien, il a expliqué que la Chine exporte 301.000 tonnes de thé chaque année et en importe quelque 20.000 tonnes.

C’est pourquoi, « je trouve que c’est très bien pour notre industrie théière et je crois fort qu’il est temps que Maurice vise ce marché émergeant de la classe moyenne et des nouveaux riches de Chine« , a déclaré Sunil Bholah. Concernant le sucre, Heliang Wang a expliqué que son pays n’importait plus de sucre de Maurice car « le sucre mauricien n’est pas compétitif ».

L’objectif des autorités mauriciennes de devenir une passerelle de la Chine vers l’Afrique, le ministre des Affaires, des Entreprises et des Coopératives Sunil Bholah, a assuré que des rencontres allaient se dérouler afin d’attirer les entreprises chinoises pour qu’elles s’implantent à Maurice pour pouvoir démarcher sur l’Afrique.

Concernant le projet Jin Fei, Heliang Wang a trouvé « dommage » les difficultés rencontrées pour faire avancer ce projet. Jin Fei Economic Zone, mit en place par l’ancienne mandature de Navin Ramgoolam, devait être une zone de coopération économique sino-mauricienne, impliquant des milliards de roupies d’investissements et prévoyant la création de près de 5.000 emplois pour des chinois et des mauriciens. Huit ans plus tard, le projet n’a toujours pas été lancé et une partie des terrains ont été réutilisé par le nouveau gouvernement.

« Il y a eu pas mal de difficultés pour faire avancer les projets et nous avons constaté que la main-d’œuvre était trop chère, mis à part le fait que les infrastructures laissaient à désirer. Nous espérons créer de l’emploi pour les Mauriciens. Nous avons eu des pourparlers avec la Chambre de commerce chinoise et nos investisseurs sont toujours intéressés à travailler sur Maurice », a expliqué Heliang Wang, conseiller économique et commercial de la Chine.