dimanche, mai 19

Le Vietnam demande à la Chine de ne pas compliquer la situation en Mer de Chine

Lors de la conférence de presse périodique du ministère des Affaires étrangères, la porte-parole Lê Thi Thu Hang a réagit à l’annonce par la Chine d’exercices militaires dans une zone de la Mer Orientale, y compris l’archipel de Hoàng Sa du Vietnam.

Porte-parole du ministère vietnamien des affaires étrangères, Lê Thi Thu Hang

Lê Thi Thu Hang a réaffirmé que le Vietnam dispose suffisamment de preuves historiques et de bases juridiques pour affirmer sa souveraineté pour les archipels de Hoàng Sa (Paracels) et Truong Sa (Spratly) conformément au droit international.

Selon elle, la conduite d’exercices militaires par la Chine dans la zone de l’archipel de Hoang Sa «a violé la souveraineté du Vietnam sur cet archipel».

Cette conduite «va à l’encontre de l’esprit de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC), compliquant la situation, et n’est pas propice aux négociations en cours entre la Chine et l’ASEAN sur le Code de conduite en Mer Orientale (COC), ainsi qu’au maintien de l’environnement pacifique, stable et coopératif en Mer Orientale», a-t-elle déclaré.

Le Vietnam demande à la Chine de respecter sa souveraineté pour l’archipel de Hoàng Sa (Paracels), d’arrêter et de ne pas commettre des violations similaires qui compliquent encore la situation en Mer Orientale, a-t-elle souligné.

De son côté, le ministre malaisien des Affaires étrangères (AE), Hishamuddin Hussein, a souligné l’importance de la coopération régionale pour garantir la paix et la stabilité en Mer Orientale.

Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères ASEAN – États-Unis qui s’est tenue en ligne le4 août, le diplomate malaisien a affirmé l’importance de la stabilité régionale pour les pays, notamment dans le contexte de pandémie de COVID- 19.

Ce dernier a suggéré que les pays intensifient leur coopération pour résoudre les problèmes liés aux crimes transfrontaliers. Il a indiqué que l’ASEAN et les États-Unis devraient continuer à partager la détermination de régler cette question plus efficacement.

Cet événement s’inscrivait dans le cadre de la 54e conférence des ministres des AE de l’ASEAN (AMM-54) et des conférences connexes, tenues virtuellement le 4 août avec la participation, entre autres, du ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, du secrétaire d’État des États-Unis, Antony Blinken, et du secrétaire général de l’ASEAN, Lim Jock Hoi.

Dans le communiqué conjoint, certains ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN ont fait part de leurs préoccupations concernant la situation en Mer Orientale.

«Nous avons souligné l’importance de la non-militarisation et de la maîtrise de soi dans la conduite de toutes les activités des demandeurs et de tous les autres États, y compris celles mentionnées dans la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC) de 2002 qui pourraient compliquer davantage la situation et aggraver les tensions en Mer Orientale», ont déclaré les ministres.

Les ministres ont également réaffirmé l’importance de maintenir et de promouvoir la paix, la sécurité, la stabilité, la sûreté et la liberté de navigation et de survol au-dessus de la Mer Orientale et ont souligné l’importance de la mise en œuvre pleine et effective du DOC dans son intégralité.

« Nous avons chaleureusement accueilli l’amélioration continue de la coopération entre l’ASEAN et la Chine, et avons été encouragés par les progrès des négociations de fond vers la conclusion rapide d’un code de conduite efficace et substantiel en Mer Orientale (COC) conforme au droit international, y compris l’UNCLOS, dans un délai convenu d’un commun accord », ont-ils affirmés.

Les membres de cette 54eme réunion se sont félicités de la reprise des négociations textuelles sur le projet unique de texte de négociation du COC (SDNT), qui a abouti à un accord provisoire sur la section du préambule après les retards dus à la pandémie de COVID-19.

Les ministres ont souligné la nécessité de maintenir et de promouvoir un environnement propice aux négociations du COC, et se sont ainsi félicités des mesures pratiques susceptibles de réduire les tensions et les risques d’accidents, de malentendus et d’erreurs de calcul.

« Nous avons souligné l’importance de prendre des mesures de renforcement de la confiance et de prévention pour renforcer, entre autres, la confiance entre les parties, et nous avons réaffirmé l’importance de faire respecter le droit international, y compris l’UNCLOS de 1982 », ont-ils noté.

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