lundi, juillet 15

Les bibliothèques retirent des livres en faveur de la démocratie

Certains livres écrits par des figures du mouvement pro-démocratie de Hong Kong ont été retiré des bibliothèques de la ville, selon des registres en ligne.

Quelques jours après l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale, des livres écrits par des figures du mouvement pro-démocratie hongkongais ont été retiré des bibliothèques de Hong Kong.

Parmi les auteurs, dont les titres ne sont plus disponibles,figurent Joshua Wong, l’un des militants les plus célèbres et Tanya Chan, une députée pro-démocratie renommée de Hong Kong.

Le pouvoir central a imposé le 30 juin à Hong Kong un texte très controversé qui fait craindre à l’opposition un recul inédit des libertés depuis la rétrocession de 1997 par le Royaume-Uni de ce territoire, qui dispose d’un statut d’autonomie.

Le gouvernement chinois souhaite restaurer la stabilité après plusieurs mois de manifestations en 2019 à Hong Kong, affirmant que cette loi ne concernera qu’«une petite minorité» de personnes. Cette loi vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères. Pour des groupes de défense des droits et analystes juridiques, la formulation très floue de cette loi interdit certaines opinions politiques, même exprimées pacifiquement.

Un climat de crainte s’est déjà abattu à Hong Kong. La police a arrêté des personnes en possession de symboles de l’indépendance ou d’une plus grande autonomie du territoire. Les commerçants ont aussi retiré leurs affiches de soutien au mouvement.

Selon un écrit sur Facebook de Joshua Wong, « la terreur blanche continue de se propager, la loi sur la sécurité nationale est, par nature, un outil destiné à mettre en cause (la liberté) de parole ».

Des recherches sur le site internet des bibliothèques font apparaître qu’au moins trois livres de Joshua Wong, de Tanya Chan et de l’intellectuel Chin Wan ne sont plus disponibles pour le prêt dans les dizaines de points d’emprunts de la ville.

Le département des services culturels et de loisirs de la ville, en charge de la gestion des bibliothèques, a déclaré que le retrait des livres contrevient à la loi sur la sécurité nationale. «Au cours de leur passage en revue, les livres ne seront pas disponibles à l’emprunt et ne seront plus référencés», a indiqué une source à l’Agence France Presse.

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