Le gouvernement de Hong Kong exige le retrait des livres scolaires violant la loi sur la sécurité nationale adoptée par le Parlement chinois.

Conseil législatif de Hong Kong, appelé Legco

Le gouvernement de Hong Kong a ordonné aux écoles de retirer tous les livres qui pourraient violer la loi sur la sécurité nationale mise en vigueur à Hong Kong, le 1er juillet.

Les directeurs d’école et les enseignants « doivent examiner le matériel pédagogique, y compris les livres » et les « retirer s’ils y trouvent des contenus périmés ou pouvant s’apparenter aux quatre types d’infractions » définies par la loi, a annoncé le département de l’Éducation du gouvernement de Hong Kong.

Cette directive a été annoncée deux jours après le retrait des rayonnages des bibliothèques les ouvrages susceptibles de violer la loi sur la sécurité nationale pour Hong Kong.

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Parmi les auteurs dont les titres ne sont plus disponibles figurent Joshua Wong, l’un des militants les plus célèbres et Tanya Chan, une députée pro-démocratie renommée.

Le gouvernement chinois a imposé un texte très controversé, faisant craindre à l’opposition un recul des libertés depuis la rétrocession de 1997 par le Royaume-Uni de Hong Kong, qui possède le statut de région administrative spéciale, avec un niveau d’autonomie.

Les autorités chinoises, qui entendent ainsi restaurer la stabilité après plusieurs mois de manifestations en 2019, affirment cependant que cette loi ne concernera qu' »une petite minorité » de personnes à Hong Kong.

Cette loi vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères. Depuis la promulgation de la loi, un climat de peur s’est abattu sur Hong Kong : la police a d’ailleurs arrêté des personnes en possession de symboles de l’indépendance ou d’une plus grande autonomie du territoire; et des commerçants ont retiré leurs affiches de soutien au mouvement.