Les entreprises européennes en Chine sont confrontées à un environnement commercial de plus en plus politisé, a déclaré la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine dans un communiqué.

«L’opinion publique en Europe exige que les entreprises fassent preuve de principes de responsabilité sociale d’entreprise clairs et transparents», a déclaré la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine.

Cette dernière, qui représente plus de 1700 entreprises, a publié cette déclaration alors que la multinationale suédoise de vêtements H&M fait face à des critiques et à un boycott après avoir déclaré en 2020 qu’elle ne s’approvisionnait pas en coton du Xinjiang.

D’autres sociétés étrangères, dont la marque de luxe britannique Burberry, les sociétés de vêtements de sport américaines Nike et New Balance, et la marque allemande de vêtements d’athlétisme Adidas, ont également été critiquées après avoir été désignées par le Quotidien du peuple comme des entreprises qui n’utilisaient plus de coton du Xinjiang (nord-est de la Chine).

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De nombreuses entreprises étrangères présentes en Chine ont publié des déclarations annonçant leur intentions de ne plus acheter de coton venu du Xinjiang au cours des deux dernières années, ont indiqué les autorités chinoises.

De fait, de nombreuses célébrités chinoises ont mit fin à leurs contrats avec certaines marques internationales, créant un élan sur Weibo, le Twitter chinois. En effet, de nombreux internautes chinois ont lancé sur les réseaux de Chine le hashtag «Je soutiens le coton du Xinjiang».

Pour la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine, il s’agit d’une importante perte, d’autant plus que certains internautes appellent au boycott des marques internationales qui n’achètent plus de coton du Xinjiang.