Le gouvernement a annoncé être en train de rédiger une nouvelle réglementation afin de superviser la recherche génétique. L’Etat prévoit des amendes et suspensions, depuis l’affaire des «bébés OGM» dont la naissance a causé un tollé mondial fin 2018.

Le généticien chinois He Jiankui a provoqué la polémique en novembre en annonçant qu’il avait réussi à altérer l’ADN de deux nouveau-nés. Le chercheur basé à Shenzhen (sud) a affirmé avoir modifié un gène afin de rendre les jumelles dont le père est séropositif, résistantes au virus du sida.

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Cette annonce faite lors d’une conférence internationale a rapidement pointé du doigt le manque de supervision sur les travaux de certains savants dans le pays. En réponse, la nouvelle réglementation prévoit de classifier «à haut risque» les travaux sur des matériaux génétiques, tels que manipulation et transferts de gènes ou recherche sur les cellules souches.

Les autorités sanitaires devront superviser ce type de recherches. La loi indique que des amendes comprises entre 50 000 (6700€) et 100 000 yuans (13 400€) seront prévues pour les chercheurs et les institutions qui engageraient des recherches génétiques, sans autorisation. L’État pourra stopper et confisquer les travaux

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Un scientifique qui percevra «des revenus illicites» à la suite de recherches non autorisées sera pénalisé à hauteur de 10 à 20 fois les revenus en question. Ce dernier pourrait être suspendu de son poste entre 6 mois et un an.

«Si les circonstances sont graves, la licence professionnelle sera révoquée et la personne sera interdite à vie de toute recherche clinique», précise la réglementation. Toutefois, les modifications génétiques réalisées sur des embryons à des fins de reproduction sont illégales dans de nombreux pays mais la Chine ne dispose pas de loi dans ce domaine.