Le vice-président Li Yuanchao était en visite de trois jours au Burundi pour  « mettre en œuvre les consensus importants dégagés entre les deux chefs d’État  et les acquis du Forum sur la Coopération sino-africaine tenu en décembre 2015 à Johannesburg », selon le communiqué de presse de l’ambassade de Chine au Burundi.

Pour le ministre des affaires étrangères, Alain Aimé Nyamitwe, cette visite est « une preuve que l’on peut investir au Burundi », déplorant que « les partenaires du Burundi qui ont décidé unilatéralement d’arrêter leur coopération, contrairement à la Chine ».

En effet, Li Yuanchao a souligné que « la Chine soutient que tous les pays en voie de développement, africains en l’occurrence, puissent s’épanouir en matière de développement économique dans le strict respect de la souveraineté nationale et du principe de non-ingérence dans les affaires internes« .

Ce dernier a qualifié de « fructueux » ses entretiens avec le président Nkurunziza, ainsi qu’avec les deux vice-présidents burundais, Gaston Sindimwo (coordination des ministères politiques) et Joseph Butore (coordination des ministères économiques).

Pour le président burundais, Pierre Nkurunziza, « en recevant cette délégation chinoise de très haut niveau, j’ai appris qu’elle était porteuse des chaleureuses salutations de mon homologue Xi Jinping, que la Chine s’est engagée à consolider son appui au Burundi dans l’élaboration et l’exécution des projets de développement et dans le cadre des soutiens politiques mutuels dans des foras internationaux ».

En effet, Beijing a participé à plusieurs projets, dont l’école technique professionnelle de Kigobe sise dans la commune urbaine de Ntahangwa (nord) et le palais présidentiel de Gasenyi (nord de Bujumbura) dont la réception officielle est projetée pour février 2018.

« La Chine est en train de construire le nouveau palais présidentiel. Elle vient de donner 5 000 tonnes de riz pour faire face à la famine. C’est elle qui construit  des écoles et des barrages au Burundi maintenant« , a indiqué à Jeune Afrique, un cadre du parti au pouvoir, le Cndd-Fdd.

Pierre Nkurunziza  a salué les accords signés entre le vice-président chinois et les deux vice-présidents burundais, visant à « donner un coup d’accélérateur à la coopération sino-burundaise notamment dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, de la santé et de l’éducation ».