L’Italie est devenu le premier pays européen à imposer des mesures de quarantaine dans une dizaine de communes du nord de la péninsule.

Environ 52.000 personnes ont passé le 23 février leur première journée dans des zones de confinement instaurées en Lombardie et Vénétie. Le Carnaval de Venise, qui devait se terminer le 25 février, a été annulé dès le 23.

Un total de 152 personnes ont été testées positives au COVID-19 en Italie, dont trois sont décédées et une a guéri, a déclaré le 23 février, Angelo Borrelli, directeur du Département de la protection civile du pays.

Parmi ces cas d’infection, il y en a 110 dans la région de Lombardie (nord), 21 en Vénétie (nord-est), et neuf dans la région d’Emilie-Romagne (nord), a précisé Angelo Borrelli lors d’une conférence de presse télévisée Ce dernier a indiqué qu’un chercheur italien précédemment infecté s’est complètement rétabli.

Giulio Gallera, conseiller régional de Lombardie, a indiqué le 23 février qu’une patiente âgée atteinte du cancer qui avait été contaminée par le virus, devenant la troisième personne à décéder de la maladie en Italie.

Onze villes, dont dix en Lombardie et une en Vénétie, ont été placées en isolement. Les autorités locales ont diffusé des interdictions, fermant plusieurs lieux de rassemblement et interdisant aux personnes d’entrer ou de sortir des zones affectées.

L’élu a indiqué que plusieurs mesures économiques ont été adoptées dans les régions touchées par le virus, y compris la suspension des impôts et des paiements hypothécaires ainsi que l’exigence pour les travailleurs de demeurer chez eux. :

« Nous sommes en train d’évaluer les mesures permettant d’aider les personnes qui ont interdiction de sortir travailler », a précisé la ministre italienne du Travail, Nunzia Catalfo. De son côté, le ministère italien de l’Education a annoncé que les écoles situées dans les zones touchées resteront fermées jusqu’au 29 février, tandis que quatre matchs de football de Serie A ont été suspendus.