Des ruines ont été découvertes dans la région autonome de Mongolie intérieure, datant selon les scientifiques, d’au moins 50 000 ans, soit la période du Paléolithique moyen.

Situées au mont Sanlong de la bannière d’Ar Horqin, la datation au carbone 14 a permis de déterminer que les ruines étaient âgées d’au moins 50 000 ans, a précisé Fang Dafang, du département culturel régional.

Reconstitution de l’Homme de Pékin au Muséum américain d’histoire naturelle, New York.

« Cette période est proche de l’âge maximal pouvant être mesuré au carbone 14. Les ruines pourraient donc être encore plus vieilles que cela », selon le département. Les ruines ont été découvertes en 2015 et excavées et étudiées par les archéologues de l’Académie des sciences de Chine et du Musée de la Mongolie intérieure.

Actuellement, environ 500 objets en pierre ont été découvertes depuis les deux couches de terres datant de la période paléolithique, lesquelles étaient recouvertes de trois couches de périodes ultérieures d’une épaisseur totale d’un mètre.

Les objets en pierre comprennent des outils ayant des extrémités pointues et des bords aiguisés qui auraient été utilisés pour couper et éplucher. Ces vestiges ressemblent à d’autres objets en pierre déjà déterrés de ruines de la période du Paléolithique moyen dans les régions du centre et de l’ouest du continent eurasien.

Très peu de ruines datant de la période du Paléolithique moyen ont été mises au jour dans le nord du pays. Raison pour laquelle, cette découverte est une occasion pour les scientifiques de promouvoir la recherche archéologique, particulièrement l’environnement de vie des anciens chinois, leurs activités et leurs aptitudes.