Le 4 juin, la vice-Première ministre Liu Yandong a indiqué à Saint-Pétersbourg que « le domaine des transports sera un secteur clé pour la coopération pragmatique sino-russe ». Cette déclaration intervient quatre jours après le départ du premier train de la ligne sino-russe, le 29 juin 2016 entre Nanjing et Moscou.

La ligne Nanjing-Moscou circulera toutes les deux semaines, et devrait à la fin de l’année, un trajet par semaine aura lieu. Le but de ce train sino-russe est de « renforcer les échanges commerciaux« , entre la Chine et la Russie, dans le cadre de l’initiative de « La Ceinture et la Route ».

En visite en Russie, Liu Yandong a participé à la cérémonie d’inauguration du Centre de recherche sino-russe des chemins de fer à grande vitesse et de l’Atelier sino-russe sur le développement des chemins de fer à grande vitesse, à l’Université d’Etat des transports de Saint-Pétersbourg.

Cette dernière a assuré que ces deux intuitions s’inscrivent « dans le cadre des stratégies de développement et des intérêts à long terme des deux pays« , fournissant « un soutien technique et intellectuel à la Ceinture économique de la Route de la Soie et à l’Union économique eurasiatique« .

D’ailleurs, en 2015, une joint-venture sino-russe a remporté le contrat de construction de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Moscou et Kazan, qui une fois achevée en 2018, sera la 1ère du genre en Russie.

Cette ligne coûtera 245 milliards de dollars (213,15 milliards d’euros) pour 8’000 km de ligne qui passera par les villes de Khabarovsk, d’Oulan-Bator, d’Irkoutsk, d’Astana et d’Ekaterinbourg. Le trajet s’apparente plus à une inovation pour Liu Yandong, qui a rappelé que « la ligne ferroviaire longue de 9’000 km entre Moscou et Beijing existait depuis 60 ans ».

Cette dernière s’est dite « persuadée que la coopération approfondie sino-russe dans le développement des lignes à grande vitesse établira une ligne ferroviaire spirituelle entre les deux peuples, qui permettra de promouvoir l’amitié sino-russe et d’apporter de nouvelles contributions aux relations bilatérales« .