Neuf figures de l’opposition à Hong Kong ont été condamnés le 1er avril 2021 pour leur rôle dans l’organisation d’une des plus grandes manifestations de 2019.

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Certaines des personnalités les plus respectées de la lutte pour les libertés à Hong Kong ont été condamnées. Elles sont considérées comme des apôtres de la non-violence qui se sont mobilisés depuis des décennies pour l’instauration d’un véritable suffrage universel.

Par ces personnalités, l’un des plus célèbres est l’avocat de 82 ans Martin Lee qui, avant la rétrocession en 1997, avait été choisi par la Chine pour rédiger la Loi fondamentale, qui sert de mini-Constitution à Hong Kong.

L’ex-députée de l’opposition et avocate Margaret Ng, 73 ans, le magnat des médias, Jimmy Lai, et l’ex-député Leung Kwok-hung connu sous le surnom de «Long Hair», font parti de ces neurs condamnés.

Jimmy Lai et Leung Kwok-hung sont actuellement en détention provisoire, en raison de poursuites distinctes au nom de la loi draconienne sur la sécurité nationale que la Chine a instaurée à Hong Kong fin juin 2020.

Les autres personnalités condamnées font partie du Front civil des droits de l’homme (CHRF), qui est une coalition ayant organisée les plus grandes manifestations en 2019. Ces manifestations ont eu lieu lorsque Hong Kong connaissait sa pire crise politique depuis la rétrocession en 1997, avec des actions et mobilisations quasi quotidiennes.

Le tribunal de district de Hong Kong en a déclaré sept personnes coupables d’organisation et de participation à un rassemblement illégal. Les deux autres ont plaidé coupable et risquent jusqu’à cinq années de prison.

Le dossier passé au tribal concerne l’organisation d’un rassemblement non autorisé le 18 août 2019, qui avait été une des plus grandes manifestations en sept mois de contestation. Les organisateurs avaient fait état de 1,7 million de manifestants ce jour-là, ce qui représenterait près d’un hongkongais sur quatre.

Durant des heures, un immense cortège avait parcouru pacifiquement les rues du centre de l’île de Hong Kong. L’utilisation par les autorités de la qualification d’«organisation et participation à un rassemblement non autorisé» est dénoncée par les associations de défense des droits de l’homme à Hong Kong.