La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a déclaré que l’ordre économique international avait changé, lors de la conférence AmCham sur les relations transatlantiques.

A l’occasion d’un dîner entre des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE), ces derniers réfléchissent à une stratégie plus défensive face à « une Chine qui ne semble pas offrir de réciprocité aux Européens en termes d’ouverture des marchés », écrit l’Agence France Presse.

Cette discussion sur la Chine aura lieu lors du sommet européen du 9 avril, ce qui sera une première dans l’union. Bruxelles souhaite présenter un front commun, mais l’Italie veut surtout renforcer ses liens économiques avec la Chine, lors de la venue de Xi Jinping.

La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a déclaré jeudi, lors de la conférence AmCham sur les relations transatlantiques, que l’ordre économique international avait changé.

« La Chine s’est hissée au rang de concurrent géopolitique et économique, et un concurrent systémique« , a-t-elle dit, avant un sommet européen sur le Brexit et sur les relations économiques avec la Chine, qui en précède un autre entre l’UE et la Chine.

Selon un projet du communiqué qui doit être publié à la clôture du sommet, Beijing et Bruxelles doivent convenir de dresser d’ici l’été la liste des principales barrières aux échanges commerciaux, afinde fixer un calendrier à leur suppression d’ici 2020.

En bref, l’UE veut rappeler à la Chine à ses engagements. Il s’agit d’ailleurs du message qui a été délivré, le 18 mars, au chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi par les ministres des Affaires étrangères de l’UE, dans un nouvel « état d’esprit plus affirmé et compétitif« , selon des diplomates européens.

« Il a été très difficile par le passé pour l’UE de formuler une stratégie claire concernant la Chine et les documents qui avaient été conçus jusque là manquaient de cohérence stratégique« , a expliqué Duncan Freeman, du centre d’études UE-Chine du Collège d’Europe. « Il y a maintenant des efforts évidents » pour définir une telle stratégie.

Les charges du président américain Donald Trump contre le géant de l’équipementier télécoms chinois Huawei a également contribué à accélérer les discussions de l’UE en vue de définir une position ferme.

« On est tenté d’isoler la Chine (..) Ca peut marcher à court terme mais à long terme il faut quelque chose de plus solide, des réformes d’envergure faites pour durer« , a souligné la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, préconisant une coopération transatlantique sur ce dossier.