De notre stagiaire Manon KBidi – Le plus grand planétarium au monde a ouvert officiellement ses portes le samedi 17 juillet à Shanghai.

Doté d’une superficie d’environ 58 600 mètres carrés, il est situé dans la zone spéciale de Lingang de la Zone de libre-échange pilote de Chine.

Ce planétarium est une antenne du Musée des sciences et des technologies de Shanghai (SSTM). Pour Wang Lianhua, responsable de la SSTM, «l’ouverture de ce musée d’astronomie est une étape importante dans les efforts de promotion de la science, car Shanghai possède désormais des musées sur la nature, la technologie moderne et l’astronomie».

Concernant sa superficie, Lin Qing, directeur du centre de recherche du musée, a expliqué que « la majorité des musées d’astronomie dans le monde font environ 20 000 mètres carrés, c’est donc sans doute le plus grand du monde. Il pourra accueillir environ 6 000 personnes par jour ».

D’après le China Daily, le musée présente une architecture innovante, des espaces d’exposition aux thèmes variés, des technologies immersives et de précieuses collections.

En effet, composé de trois secteurs d’exposition thématiques dont Home, Cosmos et Odyssey, les visiteurs peuvent acquérir une compréhension approfondie de l’univers.

Avec d’autres installations sur des sujets tels que l’histoire de la recherche chinoise sur l’astronomie et l’exploration de Mars, le musée tend à vulgariser la science pour les enfants.

Le SSTM dispose d’un théâtre en dôme multifonctionnel ultra-haute définition 8K, d’un observatoire Wangshu, d’une tour solaire Xihe et d’un camp d’exploration du ciel étoilé.

Selon l’agence de presse Xinhua, pendant la journée, les visiteurs peuvent observer le soleil à travers le télescope solaire éducatif à optique adaptative de la tour Xihe et voir des images haute définition des taches solaires et des éruptions solaires.

La nuit, grâce au plus grand télescope de Chine (1m), situé dans la tour Wangshu, les visiteurs peuvent profiter d’une vue sur la lune, les planètes et les corps célestes.

Le planétarium possède aussi un mécanisme de cadrans solaires, qui permet au soleil de se déplacer à travers la lucarne circulaire pour former un cercle parfait à midi du solstice d’été.

Selon le China Daily, parmi les 300 expositions du musée, 50% des expositions sont interactives. Des technologies telles que la visualisation de données, la réalité augmentée, la réalité virtuelle et les technologies biométriques aident les visiteurs à acquérir des connaissances astronomiques et scientifiques grâce à l’interaction.

Les expositions du musée comprennent environ 70 météorites, couvrant celles de la lune, de Mars et de Vesta, ainsi que plus de 120 collections d’artefacts et des œuvres telles que la première édition de la première traduction anglaise des Principes mathématiques de philosophie naturelle d’Isaac Newton publié en 1729, et celles de Galileo Galilei et Johannes Kepler.

Lors de la cérémonie d’ouverture, les échantillons de sol lunaire ramenés sur Terre par la sonde lunaire Chang’e-5 ont été encapsulés dans une boule de cristal et sont officiellement entrés dans la zone d’exposition « Voyage » du Planétarium de Shanghai, a rapporté le China Internet Information Center.

Dans la section des météorites, la météorite de Changxing de 21,4 kilogrammes est exposeé sous verre. Elle est tombée sur une ferme de l’île de Changxing dans la ville en 1964. Il s’agit de la plus grande pièce détenue par le musée.

« La Chine a fait des explorations fructueuses dans l’espace lointain au 21e siècle », a déclaré Ye Shuhua, un célèbre astronome et membre de l’Académie chinoise des sciences.

Pendant des décennies, il a fait des efforts pour aider à établir le musée d’astronomie de Shanghai. Pour lui, «il est important de construire un planétarium pour vulgariser les connaissances scientifiques astronomiques et soutenir l’éducation des jeunes dans le domaine».

Selon une enquête du China Youth Daily, 69% des jeunes chinois interrogés, ont estimé que l’esprit et les réalisations de l’exploration spatiale habitée par la Chine sont encourageants et inspirants.

Effectivement, après avoir vu la sonde chinoise Chang’e-5, le rover martien Zhurong et le module central de la station spatiale Tianhe, Wang Lu, un visiteur de Shanghai  a déclaré au China Daily : «J’ai envie de suivre le chemin des explorations spatiales de générations de Chinois. Nous voyons la Chine se lancer dans un nouveau voyage spatial».

Le musée fonctionne de 9 h à 16 h, avec des billets d’entrée au prix de 30 yuans (4,50 $) pour les adultes et de 15 yuans pour les étudiants.