Les Etats-Unis et la Chine sont bien loin d’avoir trouvé un accord susceptible de solder leur contentieux commercial, mais il est tout à fait possible qu’un compromis soit ultérieurement conclu, a déclaré jeudi le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross.

Le 1er mars, date butoir fixée par Beijing et Washington, arrive à grand pas. Normalement, à cette date une solution doit être trouvée dans la guerre commerciale que se livre les deux pays depuis juillet 2018.

Une délégation chinoise est attendue la semaine prochaine à Washington pour une nouvelle série de discussions : « il y a un grand groupe qui arrive. Il y a eu beaucoup de travaux préparatoires, mais nous sommes à des kilomètres et des kilomètres (miles and miles) d’un accord et, honnêtement, il ne devrait pas y avoir de grandes surprises », a indiqué Wilbur Ross.

« Le commerce, il y a beaucoup de questions, il ne s’agit pas seulement de savoir combien de soja et combien de gaz naturel liquéfié. (…) C’est un sujet trop compliqué, il y a trop de questions, ce ne serait pas réaliste » d’attendre qu’un accord émerge dès la semaine prochaine », a-t-il prévenu.

« Mais, cela ne veut pas dire que nous n’aurons pas d’accord. Je pense qu’il y a des chances raisonnables d’en trouver un », a souligné ce dernier. D’après lui, il faut avant tout que la Chine engage les réformes structurelles dont son économie a besoin. Washington exige de Beijing des réponses satisfaisantes sur la propriété industrielle, les transferts de technologie forcés ou les barrières non-douanières.

Si aucune solution n’est trouvéen, l’administration Trump a déjà prévenu son intention menace de relever de 10% à 25% ses droits de douane sur 200 milliards de dollars (175 milliards d’euros) de produits chinois importés à partir du 2 mars.