La défaite aux élections intermédiaires du Parti progressiste démocratique de la dirigeante Tsai Ing-wen, a conformé la stratégie des autorités continentales. D’ailleurs, Tsai Ing-wen a annoncé sa démission du poste de présidente du Parti démocrate progressiste (PDP), assumant la responsabilité des résultats de son parti lors des élections locales à Taiwan.

Le Kuomintang, parti d’opposition a remporté ce scrutin avec 15 sièges sur les 22 des grandes agglomérations de l’île, contre 6 sièges pour le Parti progressiste démocratique, et 1 pour un candidat indépendant. Véritable vote sanction contre la dirigeante Tsai Ing-wen, qui s’est montrée très intransigeante vis-à-vis de Beijing.

Même si la position de cette dernière est bien perçue dans l’opinion publique taïwanaise qui refuse toute intégration ou rattachement à la Chine continentale, elle nuit au intérêt économiques et commerciaux du territoire. En effet, le chômage est l’un des principaux fléaux dans la République, à cela s’ajoute la décision du gouvernement de baisser les retraites des fonctionnaires et de réduire le nombre de jours fériés.

Cette intransigeance a certes des effets positifs, mais les pressions des autorités chinoises auront eu plus d’impact sur l’électorat. La dégradation des relations entre les parties depuis l’élection de Tsai Ing-wen en 2016 a eu des conséquences en interne et en externe.

En effet, Beijing a intensifié les manœuvres militaires, s’est allié à certains pays qui ont laissé diplomatiquement tomber Taïwan, est parvenu à persuader certains grands groupes étrangers de présenter sur leur site Internet l’île comme faisant partie de la Chine populaire, le nombre de touristes du continent a diminué, etc…

Conscients de l’impact économique de la stratégie de Tsai Ing-wen, l’électorat ne tient pas à être intégré à la Chine, qui a mené campagne contre le Parti Démograte Progressites. Les responsables du parti ont accusé à plusieurs reprises Beijing d’avoir diffusé des «fake news» et des enquêtes ont été ouvertes sur des financements chinois occultes en faveur de certains candidats indépendants ou du Kuomintang.

Officiellement, les résultats démontrent «la forte volonté des Taïwanais de partager les bénéfices d’un développement pacifique de part et d’autre du détroit de Taïwan» pour le porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises.

Réaction de Beijing suite aux élections à Taïwan