La politique du chien unique (一犬一户, Yī quǎn yī hù) a été mise en place à Beijing depuis 2006, à Shanghai en 2011, puis à Qingdao, cette année.

L’objectif de cette restriction est de réduire la prévalence de la rage. En plus de limiter le nombre de chien par foyer, la politique interdit l’abandon de chien ainsi que leur sortie dans l’espace public.

Elle interdit également la possession d’un chien d’une certaine taille. Dans la ville côtière de Qingdao, chaque foyer a désormais interdiction de posséder plus d’un animal de certaine race.

L’application de cette politique vient après une recrudescence d’incidents impliquant des chiens. Les personnes, possédant plusieurs chinois, doivent les donner soit à des refuges, soit à des familles qui ne sont pas concernées par les restrictions.

Ainsi le manquement à cette obligation serait puni d’une amende de 260 euros (2’000 yuans), selon le Guardian. Qingdao a également décidé d’interdire 40 races de chiens jugées « dangereuses » : bergers allemands, dobermans, ou encore les pitbulls.

Le site China News Service a évoqué les sanctions à Chengdu, où les habitants sont punis d’une amende s’ils ne ramassent pas les excréments de leurs animaux. A Harbin, les chiens de plus de 50 cm de haut et de 70 cm de long y sont interdits.

D’après les responsables municipaux, près de 100 000 canidés sont recensés à Qingdao, pour un total de 9 millions d’habitants. La recrudescence du nombre de chien par foyer s’explique par un simple « effet de mode« . En effet, posséder un animal de compagnie est un signe extérieur de richesse.

Le nombre de propriétaires de chiens augmente de 10% chaque année dans le pays. Alors que les municipalités exposent les interdictions et amendes qui vont avec, à Jinan,  les autorités avaient déclaré en 2015 qu’elles battraient à mort les chiens en trop qu’elles trouveraient au domicile des propriétaires.