Le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, a indiqué à son homologue français, Jean-Marc Ayrault, que « nous devons améliorer l’environnement pour les investissements. Mais ce que je veux souligner, c’est que la porte de la Chine sera de plus en plus ouverte aux investissements étrangers ».

A l’occasion d’une conférence conjointe, le ministre chinois a indiqué que « cette ouverture constituait une tendance inévitable ». Mais surtout elle entre dans le cadre de la politique étrangère engagée dans le 13ème plan quinquennal (2016-2020).

De son côté, Jean-Marc Ayrault a souhaité au président Xi Jinping, lors de leur rencontre, « une relation forte avec l’Union européenne, et notamment dans les relations économiques et les investissements », d’après l’Agence France Presse.

Lors d’une rencontre le 30 octobre à Beijing avec des entrepreneurs français, le ministre a évoqué des entraves aux investissements étrangers en Chine, où « les entreprises françaises créent aussi des emplois. Elles en ont créé près de 600’000 », a-t-il souligné ce lundi à la presse. Raison pour laquelle, ce dernier souhaite « travailler ensemble pour améliorer leur environnement ».

Dans l’autre sens, les investissements chinois vers l’Union européenne (UE) ont bondi de 44% en 2015 à 20 milliards d’euros, représentant le double des investissements européens vers la Chine. Cette hausse des investissements chinois en Europe a suscité de vives critiques de la part de certains européens, dont la chancelière Angela Merkel, qui a suspendu le rachat de l’industriel Aixtron par le chinois Grand Chip Investment.

 En Belgique et en Suisse également, le ton commence à monter contre les investissements chinois jugés beaucoup trop massifs pour certains analystes et politiques. « Pour autant, aucune entrave en France n’est à l’ordre du jour », a indiqué le ministre Jean-Marc Ayrault.

« Nous encourageons (…) les investissements chinois en France, que nous pourrions développer davantage. En tout cas, ils sont les bienvenus dans les villes et dans les régions. Il faut savoir ce que l’on veut : on essaye de faire en sorte que notre pays soit attractif, on est ouverts à ces investissements », a souligné ce dernier.

Pour ce dernier, il est « possible d’expliquer aux Chinois que tel ou tel investissement n’est pas le bienvenu en Europe pour des raisons stratégiques ou lorsqu’il y a dans certains secteurs des équilibres économiques à protéger« , a relayé l’AFP. Lorsqu’on voit qu’il peut y avoir un problème stratégique (…) il faut leur en parler à l’avance, a-t-il suggéré.