De notre stagiaire Lilian Armand – La colère des « groupes aux revenus moyens » ne cesse de monter !

Des responsables de la Commission nationale pour le développement et la réforme ont indiqué, lors d’un point presse, une nouvelle réforme du système de répartition des revenus.

D’autant plus que la Chine compte près de 1,4 milliard d’habitants et plus de 400 millions d’entre eux perçoivent des salaires moyens.

Selon les données de 2017, le revenu annuel disponible par personne pour un groupe d’individu ayant des revenus moyens atteint les 22 495 yuans (2 925 €), alors que celui d’un groupe aux revenus élevés peut atteindre les 64 934 yuan (8 442€).

Cependant, après que de nombreux internautes se sont identifiés à cette situation, la première réaction a été virale. Même en atteignant le niveau de revenus moyens, les individus concernés se sentent socialement « moyens » malgré tout.

Les pressions sont nombreuses sur ces classes moyennes, elles concernant à la fois la pression liée à la location d’une maison hypothéquée, la scolarisation et l’éducation d’un enfant, ainsi que le soutien financier pour payer la retraite des parents.

De ce fait, percevoir un « revenu moyen » complique le passage à la « pré-libération » d’un individu, qui sort de chez ses parents pour entrer pleinement dans la vie d’adulte. Avoir un revenu «moyen», mais sans atteindre une qualité de vie «moyenne», les gens sont de plus en plus embarrassés par leurs conditions, et doivent faire face à certains «groupes à revenu intermédiaire».

Au moment, où l’économie sociale et solidaire se développe dans le pays, le groupe à revenu intermédiaire endosse le rôle de « stabilisateur de la société ». Cependant, il a rapidement besoin de plus d’attention.

Seule la mise en place d’une sécurité sociale et de politique adaptée aux personnes aux revenus moyens, pourraient leur permettre de « faire passer la pilule », de réduire leur anxiété, de renforcer le sentiment d’identification de la population et de s’approprier ce sentiment identitaire.