Les dépenses de consommation domestique ont généré 66,4% de la croissance du PIB en 2015, constituant « l’impulsion majeure de la croissance économique chinoise ». Toutefois, la banque Goldman Sachs a prévu un ralentissement de la hausse des salaires qui pourraient impacté la croissance économique du pays.

La Chine est actuellement en pleine transition économique passant d’un modèle basé sur les exportations et l’industrie manufacturière à une société d’investissements et de consommation.

En 2015, le gouvernement a lancé une série de mesures parmi lesquelles, le développement de réseaux de magasins, ainsi que une offre plus large de biens et de services permettant aux gens d’acheter dans tous les domaines (sport, voyages, culture, logement, restauration, éducation, formation, santé).

standardDe plus, les banques devraient financer des activités dites « liées au style de vie« . Outre le crédit à la consommation, le gouvernement va développer les possibilités de paiement par Internet et réduire le coût des cartes bancaires pour que les consommateurs n’hésitent surtout pas à s’en servir.

Les autorités se sont aussi engagées à lutter contre les prix excessifs, la vente de produits contrefaits et la concurrence déloyale. Ces mesures pourraient être vaines car le ralentissement de l’augmentation des salaires pourrait avoir un impact sur la croissance de la consommation du pays.

Le dernier rapport de Goldman Sachs a indiqué qu’au cours du 1er trimestre 2016, les salaires ont augmenté de plus ou moins 7,3% contre 10% en 2013.

La banque d’investissement américaine s’est appuyée sur les augmentations de salaires et les taux de chômage historiques pour prévoir les futures augmentations de salaires.

Ainsi, l’analyse montre une régression soudaine de l’augmentation des salaires pour l’année 2017, avec des répercussions minimes. Goldman Sachs prévoit qu’en 2017, cette augmentation descendra jusqu’à 6,7%.

« Les effets indirects d’une diminution conjointe des revenus dans l’industrie et le secteur tertiaire affectent les ménages et la consommation« , a estimé la banque.

Cette dernière a indiqué qu’une « diminution soudaine des salaires pourrait avoir une influence sur la croissance de la consommation. Cependant, bien que le ralentissement des augmentations de salaires constitue un infime obstacle à la croissance de l’économie, le gouvernement pourrait alors prendre plus de mesures incitatives pour doper la croissance de la consommation« .

Les derniers chiffres de 2015 ont montré une augmentation de 10,1% des salaires moyens pour les entreprises privées sur l’ensemble des villes chinoises.

Le taux de chômage dans les villes n’a enregistré aucun changement au cours de ces dernières années. Il table à 4% selon les données officielles, avec un taux de croissance global de 5%.

Goldman Sachs montre qu’il existe une corrélation entre l’augmentation des salaires et le taux de chômage, ainsi « à chaque fois que le taux de chômage augmente de 1%, de fait, l’augmentation des salaires diminue de 1,4%« . Le taux de chômage est donc le principal facteur d’influence sur l’augmentation des salaires.