La Banque Sino-Congolaise pour l’Afrique (BSCA) a inaugurée une de ces agences le 12 octobre à Brazzaville, en République du Congo.

Cette banque est une joint-venture entre l’Agricultural Bank of China (ABC) et un consortium d’investisseurs congolais, dont le système d’information a été construit par la Sopra Banking Software, groupe spécialisé dans le domaine des logiciels.

agricultural balnk of chinaDotée d’un capital de 53 milliards de FCFA (80,8 millions d’euros), la BSCA est détenue à 50% par Agricultural Bank of China, 21,5% par l’État congolais, 12% par des opérateurs privés congolais, 15% par la Société nationale des pétroles du Congo et 1,5% par le groupe chinois Magminerals Potasse Congo.

Créée sous l’impulsion des chefs d’États de la République Populaire de Chine et de la République du Congo, la BSCA est la première banque issue d’une joint-venture entre une banque chinoise et un pays d’Afrique, mais également la toute première joint-venture établie par ABC à l’international.

Le projet de mise en place des agences de la BSCA a été présenté le 1er juillet 2015 à Brazzaville. À cette occasion, le vice-président de la ABC  a expliqué que « le Congo et la Chine observent une longue tradition de coopération et d’amitié. (…) Cette banque a ainsi choisi le Congo pour commencer. Elle se déploiera dans d’autres pays de la CEMAC et d’Afrique. C’est une banque congolaise ».

Le chinois Zhang Jiany est devenu directeur général et Patrick Hervé Obambi, directeur général adjoint. Le conseil d’administration a été confié à Roger Rigobert Andely, ancien ministre des finances du Congo.

Par arrêté présidentiel du 28 mai 2015, le cabinet Pricewaterhouse Coopers Congo a annoncé être désormais le commissaire aux comptes titulaire de la BSCA et aura comme suppléant les cabinet KPMG Congo et Deloitte & Touche Gabon.

La Chine est le 1er partenaire de la République du Congo, représentant plus de 40% des exportations chinoises. Les échanges commerciaux entre les deux pays atteignent près de 5 milliards de dollars (environ 4 milliards d’euros) et de nombreuses compagnies chinoises sont actives dans le BTP, la téléphonie, le bois et le pétrole congolais.