Taïwan développe activement sa production de missiles à longue portée pour contrer la Chine, mais cette stratégie ne suffira pas à protéger Taïwan, selon un rapport du Pentagone.

Le chasseur F-19 américains achetés par Taïwan

Le nouveau plan de Taïwan est d’attaquer avant le débarquement des navires. Cette stratégie a été détaillée dans le rapport quadriennal de la Défense, un document mettant en avant les prochains objectifs de l’armée taïwanaise pour les années à venir.

Le constat des hauts gradés de Taïwan est qu’ils ne pourront pas faire face aux troupes chinoises, plus nombreuses, dans le cas d’un conflit ouvert sur son territoire. La priorité de Taïwan est donc de détruire tous les navires et tous les avions ennemis avant qu’ils ne puissent faire débarquer des soldats.

Pour cela, l’armée taïwanaise devra s’équiper de missiles à longue portée. Selon le rapport, Taïwan est en train de développer son propre système d’armes balistiques, capable de détruire des cibles aériennes, terrestres ou maritimes.

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Actuellement, aucune élément supplémentaire n’a été fournit sur cette technologie. Mais Taïwan compte aussi sur les armes vendues par les Etats-Unis. D’ailleurs, depuis quelques années, Washington multiplie les contrats d’armement avec l’île.

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Ainsi, l’armée taïwanaise sera bientôt équipée du missile croisière AGM-84H spécialisé dans la destruction de navires de guerre. Taïwan disposera également du système de roquettes Himars, ayant fait ses preuves dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Les hauts gradés de Taïwan mettent logiquement la priorité sur la défense côtière du pays. Cependant, en cas de conflit avec la Chine, la marine taïwanaise déploiera de nombreuses mines anti sous-marines dans le détroit de Taïwan qui sépare l’île de la République populaire de Chine.

Le système anti-missile Harpoon devrait être disséminé sur toutes les plages du territoire national, afin d’empêcher les bombardements que l’armée chinoise pourrait lancer de l’autre côté du détroit, a expliqué le magazine français, Capital.

Taïwan pourra peut-être s’appuyer sur l’aide du Japon, car Tokyo pourrait invoquer le « droit à la défense collective », afin de permettre à son armée d’autodéfense d’intervenir en faveur de Taïwan. Cependant l’aide potentielle des troupes nippones serait limitée à la protection des bases ou des navires taïwanais, car elles ne pourront pas attaquer directement la Chine.