Le taux de chômage dans l’ensemble des villes du pays s’élevait à 5% en janvier et février, et à 5,1% en mars, d’après les récentes données du Bureau d’Etat des Statistiques.

Par rapport au premier trimestre 2017, le taux de chômage dans l’ensemble des villes étudiées a baissé de 0,2% en janvier, de 0,4% en février et de 0,1% en mars. Dans les 31 grandes villes incluses dans l’enquête, ce taux s’élève en 2018 à 4,9% en janvier, 4,8% en février et 4,9% en mars, soit une baisse respective de 0,1, 0,2 et 0,1 points de pourcentage.

Le nombre de travailleurs migrants continue d’augmenter. D’après le BES, leur nombre s’est situé à 174,41 millions à la fin du premier trimestre 2018, soit une augmentation de 1,1% (1,88 millions de personnes) par rapport à l’année dernière.

Le gouvernement a fait du chômage une priorité, dont le niveau a été placé à moins de 5,5 % pour l’année 2018. Le rapport d’activité du gouvernement indique que les travailleurs migrants et l’ensemble des citadins sont inclus dans le calcul du taux de chômage des villes, afin de «refléter plus fidèlement la situation de l’emploi dans ces régions urbaines».

«La Chine aligne sa définition de la population active et inactive à celle de l’Organisation internationale du travail. Le calcul du taux de chômage du pays repose donc sur les mêmes critères que les autres pays», a expliqué Ning Jizhe, directeur du BES et chef adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme.

Ce dernier a indiqué que le taux de chômage moyen est de 6,6% dans les pays développés et de 5,5% dans les pays en voie développement, soit une moyenne de 5,7%. L’emploi en Chine est situé entre entre 5% et 5,1% de chômage, reste donc «particulièrement favorable et est caractérisée par sa stabilité».

Désormais, le gouvernement va publier de manière régulière le taux de chômage mensuel dans les 31 grandes villes du pays. D’ailleurs, pour Ning Jizhe, le calcul du chômage est nécessaire pour évaluer la situation économique d’un pays. Il constitue l’un des quatre indicateurs macroéconomiques en plus du PIB, de l’inflation et de l’équilibre de la balance des paiements.

Ceng Xiangquan, professeur à l’université Renmin, a expliqué que les chiffres officiels du chômage étaient auparavant mesurés par le Département des ressources humaines et de la sécurité sociale. Mais ce mode de calcul présentait des défauts.

Selon lui, le nouveau système de mesure adopté par le BES est plus efficace, car il calcule avec précision des indicateurs macroéconomiques, qui sont d’une importance capitale pour évaluer la situation économique d’un pays.